"Personnellement, je pense que la Fed devrait baisser les taux. Je pense qu'ils nous ont vraiment ralentis", a accusé vendredi le président américain, soulignant qu'il y avait "très peu d'inflation dans le pays". M. Trump n'est pas seul à critiquer la Banque centrale, qui a augmenté ses taux d'intérêt d'un quart de point de pourcentage en décembre alors que la première économie du monde donnait déjà donner des signes de ralentissement. Depuis, le ton de l'institut d'émission a changé et son président Jerome Powell répète à l'envi que la Fed peut se montrer patiente avant de renchérir le loyer de l'argent. Donald Trump, lui, va plus loin et réclame carrément que l'institution lance un programme de stimulation de l'économie, à l'instar de ce qui avait été mis en place après la crise financière de 2008 pendant presque une décennie. "Vous verriez alors une véritable fusée, mais malgré ça (l'économie) va très bien", a lancé le président. L'économie américaine a affiché une croissance de près de 3% en 2018 et devrait se montrer encore assez robuste cette année comparée à ses pairs, avec une expansion supérieure à 2%, selon les projections du FMI et de la Fed. Donald Trump n'hésite pas à faire publiquement pression sur la Banque centrale, là où les précédents locataires de la Maison Blanche évitaient en général de porter publiquement atteinte à l'indépendance de l'institution monétaire. Il a aussi désigné pour siéger au comité monétaire de la Fed deux hommes très proches de lui politiquement et au profil inhabituel pour ces fonctions qui les amèneront à peser sur la politique monétaire. Stephen Moore, 59 ans, un ancien conseiller de campagne de Donald Trump, est un économiste controversé souvent pris en flagrant délit de proférer des contrevérités. Herman Cain, 73 ans, que le président a désigné jeudi, a dirigé une chaîne de pizzérias et été membre d'une branche régionale de la Fed. Il s'était aussi lancé brièvement dans la primaire républicaine pour la présidentielle de 2012. (Belga)

"Personnellement, je pense que la Fed devrait baisser les taux. Je pense qu'ils nous ont vraiment ralentis", a accusé vendredi le président américain, soulignant qu'il y avait "très peu d'inflation dans le pays". M. Trump n'est pas seul à critiquer la Banque centrale, qui a augmenté ses taux d'intérêt d'un quart de point de pourcentage en décembre alors que la première économie du monde donnait déjà donner des signes de ralentissement. Depuis, le ton de l'institut d'émission a changé et son président Jerome Powell répète à l'envi que la Fed peut se montrer patiente avant de renchérir le loyer de l'argent. Donald Trump, lui, va plus loin et réclame carrément que l'institution lance un programme de stimulation de l'économie, à l'instar de ce qui avait été mis en place après la crise financière de 2008 pendant presque une décennie. "Vous verriez alors une véritable fusée, mais malgré ça (l'économie) va très bien", a lancé le président. L'économie américaine a affiché une croissance de près de 3% en 2018 et devrait se montrer encore assez robuste cette année comparée à ses pairs, avec une expansion supérieure à 2%, selon les projections du FMI et de la Fed. Donald Trump n'hésite pas à faire publiquement pression sur la Banque centrale, là où les précédents locataires de la Maison Blanche évitaient en général de porter publiquement atteinte à l'indépendance de l'institution monétaire. Il a aussi désigné pour siéger au comité monétaire de la Fed deux hommes très proches de lui politiquement et au profil inhabituel pour ces fonctions qui les amèneront à peser sur la politique monétaire. Stephen Moore, 59 ans, un ancien conseiller de campagne de Donald Trump, est un économiste controversé souvent pris en flagrant délit de proférer des contrevérités. Herman Cain, 73 ans, que le président a désigné jeudi, a dirigé une chaîne de pizzérias et été membre d'une branche régionale de la Fed. Il s'était aussi lancé brièvement dans la primaire républicaine pour la présidentielle de 2012. (Belga)