Ils demandent au gouvernement d'empêcher l'ouverture prochaine de trois nouveaux entrepôts d'Amazon dans le pays (à Brétigny, Lyon et Metz), "des projets climaticides complètement incompatibles avec l'accord de Paris", a avancé Alma Dufour, chargée de campagne extraction et surconsommation à l'association "les Amis de la Terre".

"Nous réclamons un moratoire sur l'implantation de tous les nouveaux entrepôts destinés à la vente en ligne", a-t-elle continué, alors que le conseil des ministres devrait étudier le projet de loi sur l'économie circulaire.

Environ une centaine de militants des collectifs "Les Amis de la Terre" et "Action non violente (ANV) Cop21" ainsi que des "gilets jaunes" bloquaient l'accès au siège, selon un journaliste de l'AFP, 240 selon les participants.

A Toulouse, ils étaient environ 70 à ériger une petite montagne de pneus à l'entrée de l'entrepôt. Présents depuis 07H00 devant le site, ils laissaient entrer les camions de livraison ainsi que les salariés de l'entreprise, mais empêchaient toute sortie de marchandises.

Au sud-est de Lille, "84 militants ont aussi bloqué un entrepôt Amazon, empêchant les sorties de marchandises, afin de perturber les livraisons, mais sans bloquer les accès piétons", a assuré Charlotte Grunberg, porte-parole pour les Amis de la Terre Nord et ANV-COP 21.

"Amazon favorise la surproduction, détruit trois millions de produits invendus par an, et veut aujourd'hui étendre ses entrepôts. On demande donc au gouvernement de limiter l'expansion de cette entreprise", a-t-elle expliqué.

"Macron a un choix: Amazon ou le climat", "Moins de liberté sauf pour consommer", "Amazon de non retour", pouvait-on lire sur les pancartes des militants présents sur les trois sites.

Dans le même temps mardi, Amazon a annoncé dans un communiqué "la création de 1.800 nouveaux emplois en CDI dans l'Hexagone en 2019, ce qui fera passer ses effectifs de 7.500 à plus de 9.300 collaborateurs d'ici la fin de l'année".

"Quand Amazon crée un entrepôt avec un millier d'emplois, il en détruit le double, en local. Le chantage à l'emploi ne marche pas avec nous", a rétorqué un contact presse de ANV Cop 21.

Les militants, partisans d'une approche pacifique, ne comptent pas quitter les lieux avant d'avoir une réponse du gouvernement.