Autographe

Spécialisée en aménagement de véhicules utilitaires et d'urgence, la société familiale Autographe est aujourd'hui leader en Belgique et continue de progresser sans faire de bruit.

C'est en 1975 que l'aventure commence lorsque Bernard de Saint Hubert débute ses activités avec un ouvrier à Schaerbeek. A l'époque, Autographe est spécialisée dans le placement et la vente de tachygraphes. C'est au début des années 1980 qu'il réalise ses premiers aménagements de véhicules destinés à la police locale. "On m'avait demandé s'il était possible d'incorporer un ordinateur dans le tableau de bord, confie-t-il. Et de fil en aiguille, nous avons développé notre expertise et décroché de nouveaux contrats et commandes." Dans les années 1990, Autographe ajoute une corde à son arc avec l'aménagement de ses premières ambulances. Implantée alors en Région bruxelloise sur trois sites différents, elle est confrontée à des problèmes logistiques de plus en plus ardus qui l'amènent en 2006 à déménager dans le zoning nord de Wavre où elle trouve l'espace nécessaire à sa croissance.

Une croissance qui est au rendez-vous comme en témoigne la progression enregistrée entre 2014 et 2018 avec un chiffre d'affaires qui est passé de 10 à 17 millions d'euros (CA 2019 : 19 millions) et un effectif qui s'élève aujourd'hui à 90 collaborateurs. "Ce sont eux qui ont assuré par leur qualité et leur expertise le succès d'Autographe", souligne le fondateur. Active pour l'essentiel en Belgique où elle est incontestable leader du marché, Autographe est également présente à la grande exportation en Afrique de l'Ouest. En 2012, elle a notamment décroché un contrat pour la fourniture de 350 véhicules de police pour le Ghana. De son site de production qui s'étend sur 26.000 m2 sortent actuellement plus de 1.300 véhicules par an. Autographe est demeurée une société familiale. "Mes fils, Renaud et Mathieu ont rejoint l'entreprise et sont dorénavant aux commandes, explique Bernard de Saint Hubert. La transmission a été réalisée." Et la croissance devrait se poursuivre dans les années qui viennent. Autographe a d'ailleurs acquis l'année dernière un nouveau hall de production pour y répondre.

Euro Heat Pipes

Leader européen de la conception et la fabrication de systèmes de contrôle thermique destinés au spatial, Euro Heat Pipes enregistre une forte progression et ambitionne de devenir leader mondial.

Créée en 2001 par le professeur Jean-Claude Legros du Microgravity Research Center de l'ULB et d'un département de la Sabca qui développait des solutions de contrôle thermique pour le spatial, Euro Heat Pipes (EHP) est devenue en moins de 20 ans leader européen sur un marché où les acteurs de niveau mondial se comptent sur les doigts d'une main. Cette entreprise discrète est active dans un secteur où la Belgique, et singulièrement la Wallonie, se distinguent : le spatial. Plus précisément sur le marché des satellites.

"Nos caloducs et boucles diphasiques ont pour fonction de refroidir certaines parties sensibles du satellite qui dégagent de la chaleur comme les équipements électriques et électroniques, explique Laurent Barremaecker, CEO de EHP. On utilise de l'ammoniac ultra pur comme fluide caloporteur avec un cycle d'évaporation et de condensation. C'est une technologie passive qui ne nécessite pas de pièces en mouvement ou de pompes, et donc pas de maintenance. Elle est parfaitement adaptée à l'environnement spatial."

Aujourd'hui filiale à 51% d'Airbus Defence and Space (pour 49% répartis entre la SRIW et la Sogepa), EHP connaît une belle croissance. "En 2019, nous avons fabriqué 1.600 caloducs ; cette année, nous en produirons 3.600. Fin de l'année prochaine, nous disposerons d'un nouveau bâtiment d'une superficie de 10.000 m2 contre 4.000 actuellement avec une nouvelle ligne de production permettant d'envisager une capacité de 8.000 caloducs par an."

Un agrandissement bienvenu lorsque l'on sait que la société nivelloise a décroché le contrat de la constellation OneWeb comprenant 600 satellites de télécommunication. EHP emploie 83 personnes et a réalisé l'année dernière un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros. Outre les caloducs et les systèmes thermiques, elle a également développé un système de bras robotiques déployables pour la propulsion électrique de satellites. Last but not least, les applications terrestres de ses produits sont déclinés dans le ferroviaire, les data centers et l'aéronautique via la société Calyos basée à Charleroi.

Biostory

Avec ses quatre magasins de proximité implantés en Brabant wallon, biostory propose une offre complète en produits bios principalement dans l'alimentaire.

Le bio a le vent en poupe mais le fondateur de biostory, Michel Crespin, n'a pas attendu ce climat favorable pour s'y impliquer. Il est y est entré comme il a coutume de le dire en 1991, "mais du côté des fabricants, précise-t-il. J'ai ainsi occupé différentes fonctions chez Lima qui est la plus ancienne marque de produits bios en Europe, fondée en 1957. Cela m'a fourni l'occasion de voir des magasins bios un peu partout dans le monde et m'a donné des idées pour en lancer un".

Un ami bruxellois lui propose alors de venir dans le quartier Dansaert, près de la Bourse, mais l'affaire ne se fera pas. Toutefois, il avait réalisé un business plan qu'il présente à ses deux frères et à sa soeur pour un tour de table. Séduits par son projet, ils le financent avec lui. "C'est une vraie société familiale, ajoute-t-il. En 2013, nous avons ouvert notre premier magasin à Genval sur le site des anciennes papeteries. Emilie Ghobert a été la première employée et est aujourd'hui également actionnaire."

Suivront ensuite les magasins de Jodoigne (2015), Ottignies (2017) et Waterloo (2018). Si le bio est encore un marché de niche, la niche ne cesse de grandir ces dernières années. Comme en témoigne la progression de biostory. Et si la demande augmente, l'offre épouse la même courbe ascendante. Ainsi, on compte un hectare agricole sur 10 en bio (chiffres 2018). "A côté des consommateurs bios historiques et convaincus de longue date, sont apparus des consommateurs qui ont découvert le bio et ses bienfaits plus récemment, explique Michel Crespin. En outre, aujourd'hui, l'offre est beaucoup plus étoffée que par le passé. Nous proposons quelque 5.000 références."

L'accent est mis sur les fruits et légumes qui proviennent d'une plateforme de maraîchers basée à Sombreffe, ainsi que sur le vrac et les produits frais avec également des produits à la découpe. De cinq personnes à l'origine, biostory emploie actuellement 40 collaborateurs et n'exclut pas d'ouvrir d'autres magasins. "Tout dépend des opportunités qui se présentent", conclut Michel Crespin.