Les travailleurs des ETA, soumis à une commission paritaire différente, sont embauchés par des entreprises pour des chantiers de nettoyage à la place des travailleurs du secteur "pour des raisons purement financières". "En faisant appel aux ETA, les travailleurs sont littéralement bradés: pour une catégorie 2 A, un travailleur du nettoyage gagne 12,38 euros de l'heure. Pour un travailleur des ETA, ce sera 9,47 euros dont 50 % financés par la Région wallonne. Le comble, c'est que les travailleurs des ETA sont instrumentalisés bien souvent par des intercommunales ou des administrations à la recherche de main-d'?uvre bon marché. C'est donc clairement le chien qui se mange la queue", expliquent les syndicats, demandant que la commission paritaire du nettoyage soit mise en place lorsqu'il s'agit de l'activité principale de ces ETA. Lors de la rencontre avec la délégation, le conseiller du ministre Prévot a indiqué que certaines intercommunales et le service public avaient l'obligation d'engager 2,5% de travailleurs non valides, a rapporté Viviane Lecocq. "C'est faux! Dans le cas d'IGRETEC, le coût était le seul critère", ajoute-t-elle. Un piquet de grève a eu lieu à 14h00 à Charleroi devant l'intercommunale IGRETEC où, après la fin des prestations des travailleuses du secteur mardi, les ETA ont commencé mercredi dans cinq stations d'épuration. Des actions de plus grande envergure seront organisées par la suite, a ajouté Eric Neuprez, secrétaire fédéral Centrale Générale-FGTB, aucune solution n'ayant été apportée par le cabinet Prévot. Dans le secteur du nettoyage, "95% sont des femmes et n'ont même pas un mi-temps", précise Viviane Lecocq. (Belga)

Les travailleurs des ETA, soumis à une commission paritaire différente, sont embauchés par des entreprises pour des chantiers de nettoyage à la place des travailleurs du secteur "pour des raisons purement financières". "En faisant appel aux ETA, les travailleurs sont littéralement bradés: pour une catégorie 2 A, un travailleur du nettoyage gagne 12,38 euros de l'heure. Pour un travailleur des ETA, ce sera 9,47 euros dont 50 % financés par la Région wallonne. Le comble, c'est que les travailleurs des ETA sont instrumentalisés bien souvent par des intercommunales ou des administrations à la recherche de main-d'?uvre bon marché. C'est donc clairement le chien qui se mange la queue", expliquent les syndicats, demandant que la commission paritaire du nettoyage soit mise en place lorsqu'il s'agit de l'activité principale de ces ETA. Lors de la rencontre avec la délégation, le conseiller du ministre Prévot a indiqué que certaines intercommunales et le service public avaient l'obligation d'engager 2,5% de travailleurs non valides, a rapporté Viviane Lecocq. "C'est faux! Dans le cas d'IGRETEC, le coût était le seul critère", ajoute-t-elle. Un piquet de grève a eu lieu à 14h00 à Charleroi devant l'intercommunale IGRETEC où, après la fin des prestations des travailleuses du secteur mardi, les ETA ont commencé mercredi dans cinq stations d'épuration. Des actions de plus grande envergure seront organisées par la suite, a ajouté Eric Neuprez, secrétaire fédéral Centrale Générale-FGTB, aucune solution n'ayant été apportée par le cabinet Prévot. Dans le secteur du nettoyage, "95% sont des femmes et n'ont même pas un mi-temps", précise Viviane Lecocq. (Belga)