Le secteur des titres-services a vu le jour en 2004, notamment pour créer un grand nombre d'emplois de proximité pour des personnes faiblement qualifiées et afin de réduire le travail au noir. Il emploie aujourd'hui environ 150.000 personnes, dont principalement des femmes. Depuis 2003, il est l'un de ceux qui a connu la plus forte croissance du taux d'invalidité. L'étude du Département d'économie appliquée de l'ULB (Dulbea) vise à estimer l'effet de devenir aide-ménagère dans le cadre du système des titres-services sur la probabilité d'être en emploi, au chômage ou inactive, mais aussi en incapacité de travail ou en invalidité. Les résultats montrent que la participation au système augmente la probabilité pour les aide-ménagères d'être en emploi (déclaré) de 68% pendant les cinq années qui suivent leur entrée dans le système, tandis que celle d'être au chômage ou inactives baisse quant à elle respectivement de 62% et 22% . Si les titres-services ont permis de durablement sortir des femmes faiblement qualifiées du chômage, du travail au noir et de l'inactivité, cela ne s'est fait qu'au profit d'un emploi subsidié dans ce secteur, constatent les chercheurs, et pas vers un autre emploi non subsidié. Leur étude révèle par ailleurs que ce type d'emploi affecte négativement la santé des aides-ménagères, principalement au travers d'un risque accru de souffrir de maladies musculosquelettiques. La probabilité d'être en incapacité de travail (court terme) augmente ainsi de 85% et celle d'invalidité (long terme) de 260% pendant les cinq années qui suivent leur entrée dans le système. L'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami) et le Dulbea préconisent dès lors d'analyser de manière plus précise l'impact de cette activité sur la santé des travailleuses et de développer davantage d'initiatives permettant de réduire structurellement le nombre d'incapacité dans le secteur des titres-services. (Belga)

Le secteur des titres-services a vu le jour en 2004, notamment pour créer un grand nombre d'emplois de proximité pour des personnes faiblement qualifiées et afin de réduire le travail au noir. Il emploie aujourd'hui environ 150.000 personnes, dont principalement des femmes. Depuis 2003, il est l'un de ceux qui a connu la plus forte croissance du taux d'invalidité. L'étude du Département d'économie appliquée de l'ULB (Dulbea) vise à estimer l'effet de devenir aide-ménagère dans le cadre du système des titres-services sur la probabilité d'être en emploi, au chômage ou inactive, mais aussi en incapacité de travail ou en invalidité. Les résultats montrent que la participation au système augmente la probabilité pour les aide-ménagères d'être en emploi (déclaré) de 68% pendant les cinq années qui suivent leur entrée dans le système, tandis que celle d'être au chômage ou inactives baisse quant à elle respectivement de 62% et 22% . Si les titres-services ont permis de durablement sortir des femmes faiblement qualifiées du chômage, du travail au noir et de l'inactivité, cela ne s'est fait qu'au profit d'un emploi subsidié dans ce secteur, constatent les chercheurs, et pas vers un autre emploi non subsidié. Leur étude révèle par ailleurs que ce type d'emploi affecte négativement la santé des aides-ménagères, principalement au travers d'un risque accru de souffrir de maladies musculosquelettiques. La probabilité d'être en incapacité de travail (court terme) augmente ainsi de 85% et celle d'invalidité (long terme) de 260% pendant les cinq années qui suivent leur entrée dans le système. L'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami) et le Dulbea préconisent dès lors d'analyser de manière plus précise l'impact de cette activité sur la santé des travailleuses et de développer davantage d'initiatives permettant de réduire structurellement le nombre d'incapacité dans le secteur des titres-services. (Belga)