Le syndicat rappelle que le problème de la traite d'êtres humains et l'exploitation de travailleurs étrangers chez nous n'est malheureusement pas un phénomène nouveau, notamment via la sous-traitance. "Ces travailleurs étrangers cherchent un meilleur avenir chez nous car il n'y a pas assez d'emplois dans leur pays, ou que les salaires y sont inférieurs que chez nous", note Gianni De Vlaminck, secrétaire fédéral de l'ABVV. Ces travailleurs peuvent venir en Belgique, mais il faut alors respecter la directive sur le détachement des travailleurs, laquelle prévoit que ceux-ci bénéficieront du salaire minimal légal du pays d'accueil, rappelle-t-il. Pour mettre fin à ces abus, il convient de renforcer les inspections et sanctionner plus lourdement les abus de la sous-traitance, estime le syndicat. La presse flamande rapportait mardi que l'auditorat du travail anversois mène une enquête sur 55 victimes potentielles de traite des êtres humains actives sur le grand chantier de construction de l'entreprise chimique Borealis, aux abords du port d'Anvers. Employées par un sous-traitant, les personnes concernées - des hommes d'origine philippine ou bengali - auraient perçu un salaire mensuel d'à peine 650 euros pour travailler six jours sur sept. La confédération flamande de la construction n'a pas souhaité réagir mardi à ce nouveau scandale. Selon son directeur Marc Dillen, les travailleurs incriminés étaient employés sur des installations industrielles, et dépendent donc du secteur du métal, et non de la construction. De son côté, le bourgmestre d'Anvers Bart De Wever a promis que la ville prendrait "toutes les mesures administratives possibles" pour soutenir l'enquête de l'auditorat du travail. (Belga)

Le syndicat rappelle que le problème de la traite d'êtres humains et l'exploitation de travailleurs étrangers chez nous n'est malheureusement pas un phénomène nouveau, notamment via la sous-traitance. "Ces travailleurs étrangers cherchent un meilleur avenir chez nous car il n'y a pas assez d'emplois dans leur pays, ou que les salaires y sont inférieurs que chez nous", note Gianni De Vlaminck, secrétaire fédéral de l'ABVV. Ces travailleurs peuvent venir en Belgique, mais il faut alors respecter la directive sur le détachement des travailleurs, laquelle prévoit que ceux-ci bénéficieront du salaire minimal légal du pays d'accueil, rappelle-t-il. Pour mettre fin à ces abus, il convient de renforcer les inspections et sanctionner plus lourdement les abus de la sous-traitance, estime le syndicat. La presse flamande rapportait mardi que l'auditorat du travail anversois mène une enquête sur 55 victimes potentielles de traite des êtres humains actives sur le grand chantier de construction de l'entreprise chimique Borealis, aux abords du port d'Anvers. Employées par un sous-traitant, les personnes concernées - des hommes d'origine philippine ou bengali - auraient perçu un salaire mensuel d'à peine 650 euros pour travailler six jours sur sept. La confédération flamande de la construction n'a pas souhaité réagir mardi à ce nouveau scandale. Selon son directeur Marc Dillen, les travailleurs incriminés étaient employés sur des installations industrielles, et dépendent donc du secteur du métal, et non de la construction. De son côté, le bourgmestre d'Anvers Bart De Wever a promis que la ville prendrait "toutes les mesures administratives possibles" pour soutenir l'enquête de l'auditorat du travail. (Belga)