Vu les comportements de stockage impulsif adopté par de nombreux citoyens à la suite des mesures annoncées pour lutter contre le Covid-19, le gouvernement belge avait annoncé le 19 mars dernier l'interdiction des promotions, avant de les autoriser de nouveau début avril. Test-Achats, via son outil de surveillance des prix qui scanne 267 produits divers, a remarqué une nette hausse de tarifs pour certaines enseignes avant même l'annonce des mesures de confinement. Cette augmentation était de 3% chez Colruyt le 11 mars par rapport au 1er mars, idem chez Carrefour le 14 mars par rapport au 1er mars, et de 4% chez Collect&Go. Pour les autres distributeurs, l'association n'a pas constaté de changement. "L'effet de la suppression des promotions et réductions a ensuite différé d'un supermarché à l'autre: les prix sont restés stables chez Aldi, Intermarché et Match alors qu'elle allait de moins d'1% chez Delhaize à 6,6% chez Colruyt", poursuit Test-Achats. Après l'annonce du retour des promotions, les prix de Colruyt et Collect&Go ont baissé dès le 1er avril d'environ 1% alors que les prix chez Carrefour et Delhaize restaient stables. "Par rapport au 1er mars, l'évolution des prix est de +5,5% chez Colruyt, 3,9% chez Collect & Go, 5,1% chez Carrefour et moins d'1% chez Delhaize", note Test-Achats. "L'annonce du retour des promotions est fort récente et leurs effets semblent malheureusement encore se faire attendre, certainement pour les trois grandes enseignes qui, rappelons-le, occupent à elles seules environ 75% du marché", regrette l'association. "Le sentiment de payer maintenant ses achats plus chers est certainement réel mais tient principalement à trois facteurs", précise Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Test-Achats. "Le premier est un problème ponctuel d'assortiment. Si un produit de base, en premier prix ou en marque de distributeur manque, le consommateur n'a souvent d'autre choix que de se rabattre sur un produit de marque. Or la différence de prix entre ces différents types de produits est importante: 66% entre un produit "premier prix" et un produit de marque, 46% entre un produit de marque et une marque de distributeur", relève M. Ducart. "Le second facteur est une nette augmentation des prix à la suite de la suppression des promotions et le lent retour à la situation d'avant. (...) Enfin, certaines enseignes ont également augmenté leurs prix avant le lockdown, et ont maintenu cette augmentation", conclut-il. (Belga)

Vu les comportements de stockage impulsif adopté par de nombreux citoyens à la suite des mesures annoncées pour lutter contre le Covid-19, le gouvernement belge avait annoncé le 19 mars dernier l'interdiction des promotions, avant de les autoriser de nouveau début avril. Test-Achats, via son outil de surveillance des prix qui scanne 267 produits divers, a remarqué une nette hausse de tarifs pour certaines enseignes avant même l'annonce des mesures de confinement. Cette augmentation était de 3% chez Colruyt le 11 mars par rapport au 1er mars, idem chez Carrefour le 14 mars par rapport au 1er mars, et de 4% chez Collect&Go. Pour les autres distributeurs, l'association n'a pas constaté de changement. "L'effet de la suppression des promotions et réductions a ensuite différé d'un supermarché à l'autre: les prix sont restés stables chez Aldi, Intermarché et Match alors qu'elle allait de moins d'1% chez Delhaize à 6,6% chez Colruyt", poursuit Test-Achats. Après l'annonce du retour des promotions, les prix de Colruyt et Collect&Go ont baissé dès le 1er avril d'environ 1% alors que les prix chez Carrefour et Delhaize restaient stables. "Par rapport au 1er mars, l'évolution des prix est de +5,5% chez Colruyt, 3,9% chez Collect & Go, 5,1% chez Carrefour et moins d'1% chez Delhaize", note Test-Achats. "L'annonce du retour des promotions est fort récente et leurs effets semblent malheureusement encore se faire attendre, certainement pour les trois grandes enseignes qui, rappelons-le, occupent à elles seules environ 75% du marché", regrette l'association. "Le sentiment de payer maintenant ses achats plus chers est certainement réel mais tient principalement à trois facteurs", précise Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Test-Achats. "Le premier est un problème ponctuel d'assortiment. Si un produit de base, en premier prix ou en marque de distributeur manque, le consommateur n'a souvent d'autre choix que de se rabattre sur un produit de marque. Or la différence de prix entre ces différents types de produits est importante: 66% entre un produit "premier prix" et un produit de marque, 46% entre un produit de marque et une marque de distributeur", relève M. Ducart. "Le second facteur est une nette augmentation des prix à la suite de la suppression des promotions et le lent retour à la situation d'avant. (...) Enfin, certaines enseignes ont également augmenté leurs prix avant le lockdown, et ont maintenu cette augmentation", conclut-il. (Belga)