Mardi, dans Le Soir, la direction de Nethys expliquait notamment avoir gardée secrète la vente du télé-distributeur au fonds américain Providence - une opération dont elle avait auparavant évincé Telenet - afin d'éviter "qu'un concurrent surenchérisse sur Brutélé pour paralyser la situation". L'offre liante signée par Nethys et Providence en mai dernier comprend en effet une clause suspensive permettant au fonds américain de dénoncer l'accord ou de racheter Voo à meilleur prix si Enodia (ex-Publifin), maison-mère de Nethys, ne parvient pas à acquérir les parts détenues par les communes dans Brutélé. C'est dans ce contexte que le nom de Telenet est réapparu sur le devant de la scène ce mardi. "Nous lisons dans la presse que VOO SA a été vendu à un fonds d'investissements étranger mais en même temps, nous lisons aussi que ce n'est pas le cas de Brutélé. C'est pourquoi nous réitérons notre intérêt pour Brutélé", a fait savoir Telenet en rappelant avoir déjà déposé, en avril dernier, "une offre très intéressante" sur l'intercommunale. "Nous espérons toujours que Brutélé va nous contacter pour discuter concrètement de notre proposition", a ajouté l'opérateur malinois. Celui-ci est "déjà actif sur les deux tiers de Bruxelles et dispose de l'expertise nécessaire pour desservir l'ensemble du territoire de la capitale sur les marchés résidentiels et B2B de l'internet fixe et mobile, de la téléphonie fixe et mobile, et de la télévision", a-t-il conclu. (Belga)