Fin janvier, Südzucker avait annoncé un plan de restructuration en raison d'un cours du sucre historiquement bas au sein de l'Union européenne. L'entreprise veut réduire sa production de sucre de 700.000 tonnes par an et économiser 100 millions d'euros annuels. Des fermetures d'usine en Allemagne et ailleurs en Europe n'étaient pas exclues, avait-il alors été précisé. Cela avait suscité l'inquiétude au sein du personnel de la Raffinerie Tirlemontoise. La filiale belge, qui emploie environ 600 personnes en Belgique, dispose de deux fabriques de sucre à Tirlemont et Wanze mais aussi de sites produisant des spécialités sucrières à Anvers et Oostkamp et une râperie à Longchamps. Une réunion exceptionnelle du comité de surveillance de Südzucker, organe comparable à un conseil d'administration, a eu lieu lundi. Environ 350 travailleurs du groupe s'étaient pour l'occasion rassemblés à Mannheim, au siège principal de l'entreprise, pour protester contre l'annonce qui allait être faite quelques heures plus tard. Cinq sites seront finalement fermés. En Allemagne, il s'agit de ceux de la multinationale à Brottewitz et Warburg. En France, les installations de la filiale Saint Louis Sucre à Cagny et Eppeville cesseront bientôt leurs activités. Enfin, en Pologne, l'usine de Südzucker Polska à Strzyzow subira le même sort. Le plan de restructuration prévoit également "une nouvelle réduction des coûts administratifs en Belgique, en Allemagne, en France et en Pologne". (Belga)