En restreignant l'accès de Huawei au système d'exploitation Android, Google se plie ainsi aux règles plus strictes du ministre américain de l'Economie visant la société chinoise. En pleines tensions commerciales avec Pékin, il a placé mercredi Huawei sur une liste d'entreprises suspectes auprès desquelles les groupes américains ne peuvent fournir d'équipements qu'après avoir obtenu un feu vert des autorités. Les Etats-Unis craignent que les autorités chinoises ne fassent usage des réseaux de Huawei pour des activités d'espionnage. La société a réfuté ces accusations et répète que tous ses appareils sont sûrs. L'accès de Huawei se limitera désormais à la version simplifiée du système, Android Open Source Project (AOSP). L'impact sur les utilisateurs de smartphones de la marque chinoise n'est pas encore déterminé, mais est potentiellement important. L'entreprise tient toutefois à rassurer. "Huawei continuera à fournir des mises à jour de sécurité et des services après-vente à tous les produits smartphones et tablettes existants des marques Huawei et Honor, couvrant ces produits déjà vendus ou encore en stock dans le monde", réagit lundi Huawei Belgique. Les prochains téléphones intelligents du constructeur pourraient, par contre, ne plus proposer le Play Store et des applications importantes de Google comme Gmail, Google Maps, YouTube... "Huawei a largement contribué au développement et à la croissance d'Android dans le monde entier", rappelle l'entreprise, s'appuyant sur 200 millions d'appareils (et donc de licences du système d'exploitation de Google) vendus en 2018. "Nous continuerons à construire un écosystème logiciel sûr et durable, afin de fournir la meilleure expérience possible à tous les utilisateurs à travers le monde", ajoute encore le géant des télécommunications. Cet écosystème pourrait d'ailleurs être propre à Huawei, laisse entendre une source proche du dossier. (Belga)

En restreignant l'accès de Huawei au système d'exploitation Android, Google se plie ainsi aux règles plus strictes du ministre américain de l'Economie visant la société chinoise. En pleines tensions commerciales avec Pékin, il a placé mercredi Huawei sur une liste d'entreprises suspectes auprès desquelles les groupes américains ne peuvent fournir d'équipements qu'après avoir obtenu un feu vert des autorités. Les Etats-Unis craignent que les autorités chinoises ne fassent usage des réseaux de Huawei pour des activités d'espionnage. La société a réfuté ces accusations et répète que tous ses appareils sont sûrs. L'accès de Huawei se limitera désormais à la version simplifiée du système, Android Open Source Project (AOSP). L'impact sur les utilisateurs de smartphones de la marque chinoise n'est pas encore déterminé, mais est potentiellement important. L'entreprise tient toutefois à rassurer. "Huawei continuera à fournir des mises à jour de sécurité et des services après-vente à tous les produits smartphones et tablettes existants des marques Huawei et Honor, couvrant ces produits déjà vendus ou encore en stock dans le monde", réagit lundi Huawei Belgique. Les prochains téléphones intelligents du constructeur pourraient, par contre, ne plus proposer le Play Store et des applications importantes de Google comme Gmail, Google Maps, YouTube... "Huawei a largement contribué au développement et à la croissance d'Android dans le monde entier", rappelle l'entreprise, s'appuyant sur 200 millions d'appareils (et donc de licences du système d'exploitation de Google) vendus en 2018. "Nous continuerons à construire un écosystème logiciel sûr et durable, afin de fournir la meilleure expérience possible à tous les utilisateurs à travers le monde", ajoute encore le géant des télécommunications. Cet écosystème pourrait d'ailleurs être propre à Huawei, laisse entendre une source proche du dossier. (Belga)