Dans une interview au journal économique flamand, Wentao Zhang, CEO de la filiale dédiée aux réseaux de Huawei Belgique, se dit prêt à ouvrir le code de base de deux composants essentiels du réseau 5G du géant chinois, soupçonné, notamment par les Etats-Unis, d'espionnage au profit de Pékin. Le gouvernement, les opérateurs télécoms ou une tierce partie ayant une expertise technique et désignée par les autorités pourraient ainsi les contrôler. "Il s'agit du code du coeur du réseau et des 'stations de base'", détaille le responsable. "Nous sommes également prêts à signer un accord avec le gouvernement et les opérateurs selon lequel il n'y aura pas de porte dérobée dans le réseau." Huawei a la conscience tranquille, assure Wentao Zhang, qui demande d'ailleurs au gouvernement de continuer à contrôler l'entreprise à l'avenir. "Si un audit révèle un problème, nous quitterons le marché belge et paierons l'amende", affirme-t-il. Fin juin, le Conseil national de sécurité avait décidé d'imposer des "conditions de sécurité strictes" aux futures infrastructures critiques de la 5G afin de "prévenir toute utilisation indésirable". Bien que le gouvernement n'ait jamais mentionné le nom de Huawei (ou celui de ZTE), cette mesure semble être principalement dirigée contre les équipements chinois. Selon De Tijd, Huawei espère de la bonne volonté et pouvoir ainsi encore décrocher une petite partie du marché 5G en Belgique. Mais cela semble peu probable, écrit le journal. En octobre dernier, Proximus et Orange Belgium avaient ainsi annoncé avoir choisi les Européens Ericsson et Nokia pour déployer leur future 5G. Sollicité par De Tijd, le cabinet de la ministre des Télécommunications Petra De Sutter (Groen) n'a pas souhaité réagir. Contacté par Belga, Huawei Belgique dit être en faveur de la transparence et du dialogue et assure être toujours en contact avec les autorités belges. L'entreprise rappelle que le Centre belge pour la cybersécurité (CCB) n'a toujours pas officiellement émis d'avis négatif au sujet de l'entreprise technologique chinoise. Après des mois d'enquête, cet organe n'a pas trouvé de preuve concrète établissant une quelconque menace. (Belga)

Dans une interview au journal économique flamand, Wentao Zhang, CEO de la filiale dédiée aux réseaux de Huawei Belgique, se dit prêt à ouvrir le code de base de deux composants essentiels du réseau 5G du géant chinois, soupçonné, notamment par les Etats-Unis, d'espionnage au profit de Pékin. Le gouvernement, les opérateurs télécoms ou une tierce partie ayant une expertise technique et désignée par les autorités pourraient ainsi les contrôler. "Il s'agit du code du coeur du réseau et des 'stations de base'", détaille le responsable. "Nous sommes également prêts à signer un accord avec le gouvernement et les opérateurs selon lequel il n'y aura pas de porte dérobée dans le réseau." Huawei a la conscience tranquille, assure Wentao Zhang, qui demande d'ailleurs au gouvernement de continuer à contrôler l'entreprise à l'avenir. "Si un audit révèle un problème, nous quitterons le marché belge et paierons l'amende", affirme-t-il. Fin juin, le Conseil national de sécurité avait décidé d'imposer des "conditions de sécurité strictes" aux futures infrastructures critiques de la 5G afin de "prévenir toute utilisation indésirable". Bien que le gouvernement n'ait jamais mentionné le nom de Huawei (ou celui de ZTE), cette mesure semble être principalement dirigée contre les équipements chinois. Selon De Tijd, Huawei espère de la bonne volonté et pouvoir ainsi encore décrocher une petite partie du marché 5G en Belgique. Mais cela semble peu probable, écrit le journal. En octobre dernier, Proximus et Orange Belgium avaient ainsi annoncé avoir choisi les Européens Ericsson et Nokia pour déployer leur future 5G. Sollicité par De Tijd, le cabinet de la ministre des Télécommunications Petra De Sutter (Groen) n'a pas souhaité réagir. Contacté par Belga, Huawei Belgique dit être en faveur de la transparence et du dialogue et assure être toujours en contact avec les autorités belges. L'entreprise rappelle que le Centre belge pour la cybersécurité (CCB) n'a toujours pas officiellement émis d'avis négatif au sujet de l'entreprise technologique chinoise. Après des mois d'enquête, cet organe n'a pas trouvé de preuve concrète établissant une quelconque menace. (Belga)