A Bruxelles-National, les passagers qui partiront en vacances seront accueillis par une caméra, qui mesurera leur température, dès la porte du hall des départs. C'est le premier élément du dispositif mis en place par les aéroports pour rassurer les passagers, à partir du 15 juin. Charleroi procédera de même.
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A Bruxelles-National, les passagers qui partiront en vacances seront accueillis par une caméra, qui mesurera leur température, dès la porte du hall des départs. C'est le premier élément du dispositif mis en place par les aéroports pour rassurer les passagers, à partir du 15 juin. Charleroi procédera de même. " Si les passagers ont plus de 38°, ils seront orientés vers une équipe médicale qui procédera à un deuxième test et vers un médecin qui vérifiera s'ils manifestent des signes de coronavirus, indique Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport. Le passager pourra alors être interdit d'accès. " Il en ira de même pour les voyageurs qui atterriront. Le sort du ticket du passager bloqué et de ses éventuels accompagnants dépendra des compagnies. Brussels Airlines, celle qui offre le plus de vols au départ de Zaventem, autorise un report jusqu'à la fin 2021. Le défi pour les acteurs du monde aérien est d'assurer une sécurité sanitaire sans effrayer le voyageur, tout en respectant les règles imposées par chaque pays. Dans cette optique, certains aéroports vont très loin. Comme celui de Vienne, qui propose un test Covid-19, de type PCR, pour 190 euros. " Les passagers en partance peuvent utiliser le certificat du test pour prouver qu'ils ne sont pas infectés par le coronavirus ", indique le site de l'aéroport. Il faut trois à six heures pour obtenir le résultat. " Nous y réfléchissons aussi ", assure Arnaud Feist. Un test constitue un élément rassurant, mais pas simple à organiser. C'est que pour un passager sur le départ, le délai de six heures paraît long. " Ou alors il faudra venir la veille, ce n'est pas très pratique. " Certes, le délai recommandé pour se présenter à l'aéroport a été un peu allongé, à 2h30/3 h avant le départ, mais tout de même... Une des questions clés est le respect des distances sociales. Dans une aérogare, elle peut s'organiser, surtout qu'il n'y aura pas toute de suite foule. " Nous allons bloquer des sièges dans les salles d'embarquement ", dit Vincent Grassa, porte-parole de Brussels South Charleroi Airport, qui rouvre ses portes le 15 juin. Par ailleurs, le port du masque est obligatoire dans les aéroports belges. Mais en ce qui concerne le respect de ces distances à bord, le sujet reste délicat. L'Iata s'était opposée à bloquer des sièges, car un vol n'est rentable qu'avec au moins 75% de passagers (à tarif égal). L'association mondiale des compagnies aériennes avance que la ventilation des avions, très filtrée, couplée avec le port du masque, est efficace. Des recommandations d'autorités indépendantes ( lire l'encadré " Les principales mesures ") ont confirmé ce point de vue. Elles ont été produites, fin mai, à la demande de la Commission européenne, par l'agence pour la sécurité aérienne en Europe, l'EASA, en commun avec l'European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC). " Nos guidelines ne sont pas obligatoires, ce sont seulement des recommandations ", indique Janet Northcote, porte- parole de l'EASA. Leur objectif " est de créer au moins des standards minimums pour les voyages en Europe, et ceux qui en partent et y arrivent ". L'EASA estime en tout cas que les filtres HEPA utilisés dans les avions " ont démontré une bonne performance pour les particules de la taille du virus SARS-CoV-2 ". Si la distance sociale ne peut être respectée, l'EASA recommande le port d'un masque.