Le bio, Sabine Marchand l'a adopté depuis longtemps dans son assiette, puis sur sa peau. "Quand on prend garde à ce que l'on mange, on prête aussi plus attention à ce qu'on applique sur soi", explique cette maman de trois enfants qui s'est lancée dans la cosmétique naturelle en suivant des formations, en apprenant à lire les étiquettes et à créer ses propres produits. De hobby (elle travaillait dans les ressources humaines au sein d'une société de télécommunication), cette activité devient centrale suite à un événement personnel qui la pousse à créer sa propre société, plus en phase avec ses ...

Le bio, Sabine Marchand l'a adopté depuis longtemps dans son assiette, puis sur sa peau. "Quand on prend garde à ce que l'on mange, on prête aussi plus attention à ce qu'on applique sur soi", explique cette maman de trois enfants qui s'est lancée dans la cosmétique naturelle en suivant des formations, en apprenant à lire les étiquettes et à créer ses propres produits. De hobby (elle travaillait dans les ressources humaines au sein d'une société de télécommunication), cette activité devient centrale suite à un événement personnel qui la pousse à créer sa propre société, plus en phase avec ses valeurs. "J'ai suivi une formation pour les femmes entrepreneuses chez Credal, qui m'a permis de faire mûrir mon projet", précise-t-elle. Soapme prend forme, avec des savons bios à base d'ingrédients naturels, sans conservateurs, qu'elle fabrique dans son atelier, chez elle à La Hulpe. "J'ai démarré avec 15.000 euros de fonds propres qui m'ont permis de m'équiper et d'acheter les matières premières. J'utilise des huiles essentielles bios qui coûtent cher, de 50 à 350 euros le litre. A cela, s'ajoutent la certification des formules (environ 350 euros par produit), le packaging, l'enregistrement de la marque, le site web, etc. Sans oublier une tonnelle et des tables pour aller sur les marchés." Car c'est là qu'elle a fait ses armes, même si ses produits sont aujourd'hui présents dans divers points de vente: "Un démarrage à la dure qui m'a permis de recevoir un feedback des clients en direct, ce qui est important". Le projet s'est bien développé. De complémentaire, l'activité est devenue principale. Sabine a quitté son emploi et dédie ses journées au savon, créant notamment de nouveaux produits: savons sans huiles essentielles à destination des bébés, femmes enceintes et personnessous chimio, shampoings, baumes, déodorants, etc. "Je travaille avec un distributeur liégeois. On essaye au maximum de se procurer des matières premières en Europe. Et quand ce n'est pas possible, je privilégie des partenariats à dimension humaine." De quoi séduire sa clientèle, composée majoritairement de femmes entre 30 et 50 ans, qui s'élargit avec de plus en plus d'hommes et de plus jeunes consommateurs. "L'écoresponsabilité devient une normalité, mais il reste du boulot", constate l'entrepreneuse. Et la crise du Covid n'aide pas: "Depuis 2018, j'ai presque triplé mes ventes mais je ne suis pas rentable. Je reste une 'petite structure en développement'. Le premier lockdown nous a durement impactés. Mais je vois toujours un beau potentiel. Même si je suis en-deçà de mes prévisions, on connaît une belle croissance." Et de bonnes nouvelles affluent: "Ma demande pour un subside Airbag a été acceptée, ce qui me permettra de développer la marque. Depuis peu, je suis distribuée par Made in BW et je travaille avec Ange Nature, qui distribue des cosmétiques à des esthéticiennes. Et on rentre chez Medi-Market!" Un article de Sigrid Descamps.