Quinze d'entre elles se sont rendues à Las Vegas sous l'égide et avec l'aide de l'Awex. Et toutes disaient être redevables à l'Agence wallonne pour ses efforts afin de leur permettre de prospecter le marché international. C'est notamment le cas de Levita, une start-up liégeoise développée par des magiciens qui ont créé des vitrines promotionnelles permettant de faire léviter des objets. Elle a attiré de nombreux regards durant le salon, notamment ceux de la BBC qui lui a consacré un reportage. Elle a en outre remporté vendredi, en marge du salon, un concours entre start-ups francophones dans le domaine du 'tech for business'. Elle qui visait le secteur du luxe -et qui équipera d'ailleurs prochainement les vitrines d'un grand groupe de ce secteur à Paris- ressort du CES avec l'intérêt marqué par une entreprise américaine organisant des expositions grand public. "De quoi ajouter une corde à notre arc", se réjouissent ses responsables. La présence de Levita dans le Nevada visait à gagner en visibilité aux Etats-Unis et à attirer le regard de grands groupes, par exemple des GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple). Une rencontre était d'ailleurs prévue avec la marque à la pomme durant l'événement. Prospecter le marché US, c'est également ce que recherchait la PME liégeoise ALX Systems, qui a développé des drones autonomes que l'on peut charger de missions diverses et variées. "Le CES, qui n'est pas le salon le plus rentable pour nous, est tout de même super important", dit son patron Geoffrey Mormal. "C'est 'the place to be' pour s'implanter et se développer aux Etats-Unis et ça donne une visibilité énorme!" Même son de cloche chez Phoenix AI, start-up de Péruwelz (Hainaut) équipant des caméras de surveillance de solutions logicielles embarquant de l'intelligence artificielle. "En Belgique, on ne vend rien ou presque. On va s'y gratter la tête quelques années avant de se décider à utiliser nos produits", regrette son CEO Laurent Renard. Il concède toutefois que ses produits sont utilisés par Infrabel pour surveiller le franchissement irrégulier de passages à niveaux. La visibilité, c'est aussi ce que recherche Wideye, une scale-up du groupe AGC Glass Europe, qui produit et transforme le verre plat. L'entreprise brabançonne s'est spécialisée dans les systèmes avancés d'aide à la conduite et la conduite autonome et, en partenariat avec la société flamande Xenomatix, spécialisée dans les capteurs Lidar, a exposé sa vision et son développement de capteurs à 360 degrés utilisant ses solutions innovantes en verre. Basée à Louvain-la-Neuve, tout comme sa maison-mère, l'entreprise s'est, elle, déplacée dans le Nevada sans le soutien de l'Awex, en ayant son propre stand, là où elle profitait précédemment de celui de partenaires. "On a estimé qu'il était temps de venir montrer notre savoir-faire et nos produits et de gagner en visibilité", explique son CEO Quentin Fraselle. "Le salon est incontournable! C'est une vraie vitrine. L'investissement (onéreux avec des stands coûtant plusieurs dizaines de milliers d'euros au CES, NDLR) en vaut la peine", estime-t-il. Et cela même en l'absence de grands constructeurs automobiles à la suite de la flambée de l'épidémie de coronavirus et du variant Omicron. "Des opportunités ont été perdues, c'est vrai, mais les rencontres que nous avons eues étaient d'autant plus qualitatives." C'est aussi ce qu'a ressenti Vincent Agie, CEO de Bimprinter, une start-up d'Andenne (province de Namur) ayant conçu un robot de topographie capable d'imprimer sur le sol des plans numériques avec une précision millimétrique. Au début du salon, il espérait trouver des partenaires, des distributeurs ou des revendeurs et avait des rencontres avec des acteurs du secteur de la construction de prévues. Vendredi, le patron se réjouissait d'avoir des "contacts plus qu'il n'en faut" avec de grands noms de la robotique comme Boston Dynamics ou Doosan ou de grandes entreprises françaises comme la RATP, l'entreprise de transports en commun de Paris et de sa banlieue, ou le groupe immobilier Bouygues. La PME montoise Acapela Group, qui développe des logiciels et des services de synthèse vocale, abonde dans ce sens, vantant également la visibilité obtenue et la qualité des contacts, conséquence d'un CES particulier, amputé de nombreux visiteurs. "Ce serait cependant un investissement financier bien trop important si nous n'avions pas le soutien de l'Awex", confie Rémy Cadic, son CEO. Avec ou sans le soutien de l'Agence wallonne, Line, une entreprise basée à Lasne (Brabant wallon) et ayant développé une multitude d'accessoires pour les ordinateurs portables, smartphones et autres appareils d'Apple, sera encore dans le Nevada début janvier prochain et les années suivantes. "Visibilité, ventes, contacts... Il faut être là!", soutient sa responsable Nancy Defays. "Que ce soit pour la couverture médiatique ou pour le tremplin qu'est le CES pour lancer nos nouveaux produits." Pour la plupart de ces start-ups et PME, le rendez-vous est d'ores et déjà pris pour janvier 2023. (Belga)

Quinze d'entre elles se sont rendues à Las Vegas sous l'égide et avec l'aide de l'Awex. Et toutes disaient être redevables à l'Agence wallonne pour ses efforts afin de leur permettre de prospecter le marché international. C'est notamment le cas de Levita, une start-up liégeoise développée par des magiciens qui ont créé des vitrines promotionnelles permettant de faire léviter des objets. Elle a attiré de nombreux regards durant le salon, notamment ceux de la BBC qui lui a consacré un reportage. Elle a en outre remporté vendredi, en marge du salon, un concours entre start-ups francophones dans le domaine du 'tech for business'. Elle qui visait le secteur du luxe -et qui équipera d'ailleurs prochainement les vitrines d'un grand groupe de ce secteur à Paris- ressort du CES avec l'intérêt marqué par une entreprise américaine organisant des expositions grand public. "De quoi ajouter une corde à notre arc", se réjouissent ses responsables. La présence de Levita dans le Nevada visait à gagner en visibilité aux Etats-Unis et à attirer le regard de grands groupes, par exemple des GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple). Une rencontre était d'ailleurs prévue avec la marque à la pomme durant l'événement. Prospecter le marché US, c'est également ce que recherchait la PME liégeoise ALX Systems, qui a développé des drones autonomes que l'on peut charger de missions diverses et variées. "Le CES, qui n'est pas le salon le plus rentable pour nous, est tout de même super important", dit son patron Geoffrey Mormal. "C'est 'the place to be' pour s'implanter et se développer aux Etats-Unis et ça donne une visibilité énorme!" Même son de cloche chez Phoenix AI, start-up de Péruwelz (Hainaut) équipant des caméras de surveillance de solutions logicielles embarquant de l'intelligence artificielle. "En Belgique, on ne vend rien ou presque. On va s'y gratter la tête quelques années avant de se décider à utiliser nos produits", regrette son CEO Laurent Renard. Il concède toutefois que ses produits sont utilisés par Infrabel pour surveiller le franchissement irrégulier de passages à niveaux. La visibilité, c'est aussi ce que recherche Wideye, une scale-up du groupe AGC Glass Europe, qui produit et transforme le verre plat. L'entreprise brabançonne s'est spécialisée dans les systèmes avancés d'aide à la conduite et la conduite autonome et, en partenariat avec la société flamande Xenomatix, spécialisée dans les capteurs Lidar, a exposé sa vision et son développement de capteurs à 360 degrés utilisant ses solutions innovantes en verre. Basée à Louvain-la-Neuve, tout comme sa maison-mère, l'entreprise s'est, elle, déplacée dans le Nevada sans le soutien de l'Awex, en ayant son propre stand, là où elle profitait précédemment de celui de partenaires. "On a estimé qu'il était temps de venir montrer notre savoir-faire et nos produits et de gagner en visibilité", explique son CEO Quentin Fraselle. "Le salon est incontournable! C'est une vraie vitrine. L'investissement (onéreux avec des stands coûtant plusieurs dizaines de milliers d'euros au CES, NDLR) en vaut la peine", estime-t-il. Et cela même en l'absence de grands constructeurs automobiles à la suite de la flambée de l'épidémie de coronavirus et du variant Omicron. "Des opportunités ont été perdues, c'est vrai, mais les rencontres que nous avons eues étaient d'autant plus qualitatives." C'est aussi ce qu'a ressenti Vincent Agie, CEO de Bimprinter, une start-up d'Andenne (province de Namur) ayant conçu un robot de topographie capable d'imprimer sur le sol des plans numériques avec une précision millimétrique. Au début du salon, il espérait trouver des partenaires, des distributeurs ou des revendeurs et avait des rencontres avec des acteurs du secteur de la construction de prévues. Vendredi, le patron se réjouissait d'avoir des "contacts plus qu'il n'en faut" avec de grands noms de la robotique comme Boston Dynamics ou Doosan ou de grandes entreprises françaises comme la RATP, l'entreprise de transports en commun de Paris et de sa banlieue, ou le groupe immobilier Bouygues. La PME montoise Acapela Group, qui développe des logiciels et des services de synthèse vocale, abonde dans ce sens, vantant également la visibilité obtenue et la qualité des contacts, conséquence d'un CES particulier, amputé de nombreux visiteurs. "Ce serait cependant un investissement financier bien trop important si nous n'avions pas le soutien de l'Awex", confie Rémy Cadic, son CEO. Avec ou sans le soutien de l'Agence wallonne, Line, une entreprise basée à Lasne (Brabant wallon) et ayant développé une multitude d'accessoires pour les ordinateurs portables, smartphones et autres appareils d'Apple, sera encore dans le Nevada début janvier prochain et les années suivantes. "Visibilité, ventes, contacts... Il faut être là!", soutient sa responsable Nancy Defays. "Que ce soit pour la couverture médiatique ou pour le tremplin qu'est le CES pour lancer nos nouveaux produits." Pour la plupart de ces start-ups et PME, le rendez-vous est d'ores et déjà pris pour janvier 2023. (Belga)