"L'incertitude et le flou artistique entourant la proposition ainsi que le chantage opéré par le banc patronal au travers de la liaison de l'augmentation du salaire minimum à l'article 39 ter (relatif à la durée du préavis, NDLR) ont été jugés comme inacceptables et ne répondant pas aux demandes et aspirations légitimes des travailleurs", détaille la FGTB. Le syndicat, qui a rejeté l'accord interprofessionnel conclu au printemps, revendique à terme un salaire minimum à 14 euros de l'heure ou 2.300 euros par mois, rappelle-t-il.

La proposition faite à l'issue de la dernière réunion du Groupe des Dix mercredi dernier ne prévoyait aucune garantie d'augmentation ultérieure du salaire minimum au-delà de 1,1% au 1er novembre 2019. En outre, la hausse potentielle est "conditionnée à un dossier qui grugerait un nombre important de travailleurs en amputant leurs indemnités de préavis de près d'un tiers". Elle n'a dès lors pas été jugée suffisante, conclut la FGTB. L'absence d'accord entraine une perte financière pour les 68.000 personnes touchant un salaire minimum qui atteint déjà 90 euros, déplorent de leur côté les syndicats chrétien et libéral.