Les journaux De Tijd et L'Echo indiquaient jeudi qu'Engie demandait au gouvernement de trancher rapidement la question de la prolongation du nucléaire au-delà de 2025. Engie précise qu'Electrabel a des contacts avec les autorités qui portent en premier lieu "sur les efforts très importants déployés par Electrabel et ses équipes pour soutenir l'économie belge et assurer la sécurité d'approvisionnement du pays et les services aux secteurs cruciaux". "La situation inédite dans laquelle le Covid-19 plonge la Belgique et le monde met en évidence la nécessité d'avoir sur les enjeux critiques et sensibles une stratégie locale affirmée. A ce sujet, et c'est le deuxième aspect des contacts en cours, il sera essentiel, dès que l'urgence de gestion de crise le permettra, de s'atteler aux décisions importantes concernant la stratégie d'approvisionnement du pays. La place des capacités de production locales est centrale dans ce débat et touche à l'exploitation prolongée d'unités nucléaires locales et la mise en place d'un système de rémunération des capacités pour les unités au gaz", explique Engie. La loi prévoit que les sept réacteurs nucléaires belges doivent être arrêtés d'ici 2025, mais en l'absence de capacités de remplacement, le pays pourrait manquer d'électricité. Le gouvernement étudie un mécanisme de soutien pour de nouvelles centrales au gaz, mais il n'est pas certain qu'il sera prêt à temps. La direction d'Electrabel, aux côtés du président de la maison-mère Engie Jean-Pierre Clamadieu, sollicite un entretien, selon De Tijd et L'Echo avec la Première ministre dès que la crise du coronavirus sera sous contrôle. Electrabel met ainsi la pression et rappelle sa date butoir: la fin de cette année. Si ce délai n'est pas respecté, il estime qu'il ne serait plus possible de réaliser dans les temps les investissements nécessaires pour prolonger la vie des centrales. "Bad timing", a répliqué sèchement la Première ministre Sophie Wilmès, interrogée sur Bel-RTL. "Et s'ils ne comprennent pas l'anglais, je leur dirai que ce n'est vraiment pas le moment de parler de cela, d'autant plus que je comprends que les décisions doivent être prises avant la fin de l'année. Balancer cela en pleine crise du coronavirus, je pense qu'il y avait plus adéquat comme démarche à faire", a déploré la cheffe du gouvernement. (Belga)

Les journaux De Tijd et L'Echo indiquaient jeudi qu'Engie demandait au gouvernement de trancher rapidement la question de la prolongation du nucléaire au-delà de 2025. Engie précise qu'Electrabel a des contacts avec les autorités qui portent en premier lieu "sur les efforts très importants déployés par Electrabel et ses équipes pour soutenir l'économie belge et assurer la sécurité d'approvisionnement du pays et les services aux secteurs cruciaux". "La situation inédite dans laquelle le Covid-19 plonge la Belgique et le monde met en évidence la nécessité d'avoir sur les enjeux critiques et sensibles une stratégie locale affirmée. A ce sujet, et c'est le deuxième aspect des contacts en cours, il sera essentiel, dès que l'urgence de gestion de crise le permettra, de s'atteler aux décisions importantes concernant la stratégie d'approvisionnement du pays. La place des capacités de production locales est centrale dans ce débat et touche à l'exploitation prolongée d'unités nucléaires locales et la mise en place d'un système de rémunération des capacités pour les unités au gaz", explique Engie. La loi prévoit que les sept réacteurs nucléaires belges doivent être arrêtés d'ici 2025, mais en l'absence de capacités de remplacement, le pays pourrait manquer d'électricité. Le gouvernement étudie un mécanisme de soutien pour de nouvelles centrales au gaz, mais il n'est pas certain qu'il sera prêt à temps. La direction d'Electrabel, aux côtés du président de la maison-mère Engie Jean-Pierre Clamadieu, sollicite un entretien, selon De Tijd et L'Echo avec la Première ministre dès que la crise du coronavirus sera sous contrôle. Electrabel met ainsi la pression et rappelle sa date butoir: la fin de cette année. Si ce délai n'est pas respecté, il estime qu'il ne serait plus possible de réaliser dans les temps les investissements nécessaires pour prolonger la vie des centrales. "Bad timing", a répliqué sèchement la Première ministre Sophie Wilmès, interrogée sur Bel-RTL. "Et s'ils ne comprennent pas l'anglais, je leur dirai que ce n'est vraiment pas le moment de parler de cela, d'autant plus que je comprends que les décisions doivent être prises avant la fin de l'année. Balancer cela en pleine crise du coronavirus, je pense qu'il y avait plus adéquat comme démarche à faire", a déploré la cheffe du gouvernement. (Belga)