Ryanair s'est dit prête à appliquer la loi belge sur le travail dès à présent

09/10/18 à 10:54 - Mise à jour à 10:54

Source: Belga

Ryanair s'est dit mardi prête à appliquer la loi belge sur le travail dès que possible, "même avant 2019", et attend dès lors que les syndicats reviennent autour de la table pour négocier avec la compagnie aérienne irlandaise.

Ryanair s'est dit prête à appliquer la loi belge sur le travail dès à présent

Michael O'Leary, CEO de Ryanair © AFP

Pour ce faire, les représentants des travailleurs doivent constituer une délégation syndicale, ce qui semble prendre du temps, a constaté Michael O'Leary, l'administrateur délégué de l'entreprise, présent à Bruxelles pour annoncer de nouvelles routes au départ de la Belgique pour la prochaine saison d'été.

Depuis Zaventem, Ryanair reliera ainsi Amman, Barcelone, Marrakech et Pise, tandis qu'elle en fera de même au départ de Charleroi vers Banja Luka (Bosnie-Herzégovine) et Palerme.

Le sujet des tensions sociales au sein de la compagnie a cependant pris le dessus lors de la conférence de presse bruxelloise du patron de la compagnie. Ce dernier en a profité pour y répéter son message: la balle est désormais dans le camp des syndicats et son entreprise est prête à appliquer le droit belge sur le travail dès qu'il y aura un accord avec les syndicats.

"Début 2019, avant même. Cela ne dépend que d'eux. Venez autour de la table", leur a-t-il lancé, soutenant que, même s'il n'y avait pas un document officiel attestant de ce timing, les représentants des travailleurs pouvaient en tenir compte.

Ces derniers doivent toutefois encore constituer une délégation représentant les trois syndicats (Setca, CNE et CGSLB) afin de négocier une convention collective de travail. "Je ne comprends pas pourquoi ils ne peuvent pas s'entendre. Et maintenant notre personnel en Belgique commence à leur mettre la pression pour savoir pourquoi cela traîne autant", a expliqué Michael O'Leary.

D'après lui, il ne faudra ensuite pas négocier longtemps pour aboutir à un accord. Cela s'est récemment produit en Italie, un marché quatre fois plus important que le belge, a-t-il constaté. "Il n'y a donc pas de raisons pour que cela bloque."

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