"Les travailleurs intérimaires restent ainsi des travailleurs sans défense, des travailleurs que l'on jette comme des Kleenex. Même l'épidémie de corona, qui a, du jour au lendemain, privé des milliers de travailleurs intérimaires de leurs revenus sans leur permettre de bénéficier de l'assurance chômage, n'a pas pu convaincre Federgon, la fédération patronale, de dépasser son mépris pour la concertation sociale", fustige dans un communiqué la CSC.

"Même dans des circonstances telles que celles-ci, Federgon n'a affiché aucune volonté de faciliter le progrès social pour ses collaborateurs. Même de petites améliorations, comme une indemnité vélo, leur sont refusées", martèle le syndicat chrétien.

Le son de cloche est radicalement différent du côté de Federgon, la fédération des prestataires de services de ressources humaines reprochant aux syndicats d'avoir "rompu le subtil équilibre du projet d'accord" en retirant un élément essentiel aux yeux des employeurs.

"Le secteur a pourtant pris ses responsabilités", estime Ann Cattelain, directrice chez Federgon, indiquant que même en cette période de crise du coronavirus qui occasionne une baisse d'activité de 45% pour le secteur, celui-ci souhaite investir. Federgon prévoit ainsi une hausse de la contribution au Fonds social pour les intérimaires afin de pouvoir garantir les primes de fin d'année aux travailleurs intérimaires.

La CSC annonce pour sa part qu'elle va préparer "un plan d'action" pour le secteur. "Le fait que Federgon et les 'entreprises cow-boys' du secteur comptent sur la situation particulièrement précaire des travailleurs intérimaires, isolés et sans défense, pour briser une action collective pourrait leur revenir à la figure comme un boomerang", met encore en garde la CSC.

La Belgique compte plus de 450.000 intérimaires, selon Federgon.

"Les travailleurs intérimaires restent ainsi des travailleurs sans défense, des travailleurs que l'on jette comme des Kleenex. Même l'épidémie de corona, qui a, du jour au lendemain, privé des milliers de travailleurs intérimaires de leurs revenus sans leur permettre de bénéficier de l'assurance chômage, n'a pas pu convaincre Federgon, la fédération patronale, de dépasser son mépris pour la concertation sociale", fustige dans un communiqué la CSC. "Même dans des circonstances telles que celles-ci, Federgon n'a affiché aucune volonté de faciliter le progrès social pour ses collaborateurs. Même de petites améliorations, comme une indemnité vélo, leur sont refusées", martèle le syndicat chrétien. Le son de cloche est radicalement différent du côté de Federgon, la fédération des prestataires de services de ressources humaines reprochant aux syndicats d'avoir "rompu le subtil équilibre du projet d'accord" en retirant un élément essentiel aux yeux des employeurs. "Le secteur a pourtant pris ses responsabilités", estime Ann Cattelain, directrice chez Federgon, indiquant que même en cette période de crise du coronavirus qui occasionne une baisse d'activité de 45% pour le secteur, celui-ci souhaite investir. Federgon prévoit ainsi une hausse de la contribution au Fonds social pour les intérimaires afin de pouvoir garantir les primes de fin d'année aux travailleurs intérimaires. La CSC annonce pour sa part qu'elle va préparer "un plan d'action" pour le secteur. "Le fait que Federgon et les 'entreprises cow-boys' du secteur comptent sur la situation particulièrement précaire des travailleurs intérimaires, isolés et sans défense, pour briser une action collective pourrait leur revenir à la figure comme un boomerang", met encore en garde la CSC. La Belgique compte plus de 450.000 intérimaires, selon Federgon.