Une administratrice d'un groupe de l'indice vedette FTSE-100 de la Bourse de Londres gagne en moyenne 237.000 livres par an, selon le cabinet de conseil New Street Consulting Group. C'est bien moins que les 875.900 livres perçues par leurs homologues administrateurs. La différence de rémunération est sans commune mesure avec celle qui existe dans le marché du travail au Royaume-Uni. En tenant compte de l'ensemble des salariés, les hommes gagnent en moyenne 15,5% de plus que les femmes, selon les chiffres pour 2020 du Bureau national des statistiques. L'énorme écart de salaires dans les conseils d'administration s'explique par le fait que les femmes occupent très peu de fonctions exécutives, contrairement aux hommes qui sont plus souvent directeur général ou directeur financier. "Les femmes gagnent non seulement moins, mais elles sont également privées des postes les plus rémunérateurs", prévient Claire Carter, une responsable du cabinet de conseil. Et même quand les femmes occupent un poste exécutif, la différence de salaires est encore énorme. Elles touchent dans ce cas en moyenne 1,5 million de livres, contre 2,5 millions pour les dirigeants hommes. L'étude reconnaît que des progrès ont été faits dans la représentation des femmes au sein des conseils d'administration, mais "se focaliser seulement sur les pourcentages en nombre d'administrateurs ne suffit pas quand l'objectif est l'égalité", souligne Mme Carter. En février, l'étude Hampton-Alexander, commandée depuis 2016 par le gouvernement britannique, soulignait que les indices FTSE-100, 250 et 350 avaient tous atteint l'objectif d'un tiers de femmes siégeant dans les conseils d'administration d'ici la fin 2020. Mais la parité entre les femmes et les hommes dans les instances dirigeantes des grandes entreprises au Royaume-Uni n'est pas attendue avant 2036, en raison du retard pris avec la pandémie, estimait en juillet le cabinet de conseil The Pipeline. Ce dernier décomptait au sein du FTSE-350 seulement 15 femmes directrices générales, soit 5% du total, à l'image d'Alison Rose (banque NatWest) ou Emma Walmsley (groupe pharmaceutique GSK). (Belga)

Une administratrice d'un groupe de l'indice vedette FTSE-100 de la Bourse de Londres gagne en moyenne 237.000 livres par an, selon le cabinet de conseil New Street Consulting Group. C'est bien moins que les 875.900 livres perçues par leurs homologues administrateurs. La différence de rémunération est sans commune mesure avec celle qui existe dans le marché du travail au Royaume-Uni. En tenant compte de l'ensemble des salariés, les hommes gagnent en moyenne 15,5% de plus que les femmes, selon les chiffres pour 2020 du Bureau national des statistiques. L'énorme écart de salaires dans les conseils d'administration s'explique par le fait que les femmes occupent très peu de fonctions exécutives, contrairement aux hommes qui sont plus souvent directeur général ou directeur financier. "Les femmes gagnent non seulement moins, mais elles sont également privées des postes les plus rémunérateurs", prévient Claire Carter, une responsable du cabinet de conseil. Et même quand les femmes occupent un poste exécutif, la différence de salaires est encore énorme. Elles touchent dans ce cas en moyenne 1,5 million de livres, contre 2,5 millions pour les dirigeants hommes. L'étude reconnaît que des progrès ont été faits dans la représentation des femmes au sein des conseils d'administration, mais "se focaliser seulement sur les pourcentages en nombre d'administrateurs ne suffit pas quand l'objectif est l'égalité", souligne Mme Carter. En février, l'étude Hampton-Alexander, commandée depuis 2016 par le gouvernement britannique, soulignait que les indices FTSE-100, 250 et 350 avaient tous atteint l'objectif d'un tiers de femmes siégeant dans les conseils d'administration d'ici la fin 2020. Mais la parité entre les femmes et les hommes dans les instances dirigeantes des grandes entreprises au Royaume-Uni n'est pas attendue avant 2036, en raison du retard pris avec la pandémie, estimait en juillet le cabinet de conseil The Pipeline. Ce dernier décomptait au sein du FTSE-350 seulement 15 femmes directrices générales, soit 5% du total, à l'image d'Alison Rose (banque NatWest) ou Emma Walmsley (groupe pharmaceutique GSK). (Belga)