"Le gouvernement ne permettra pas l'arrêt délibéré des hauts fourneaux" du site de la région des Pouilles, indique une note du chef du gouvernement italien Giuseppe Conte. Il estime que cela "signifierait la fin de toute perspective de relance de cet investissement productif et de sauvegarde des emplois, ainsi que la fin définitive du plan d'assainissement environnemental". Le désengagement d'Arcelor Mittal signifierait "une violation claire des engagements contractuels et un grave préjudice à l'économie nationale", poursuit le chef du gouvernement. Et le groupe devra "en répondra devant les tribunaux" notamment pour verser des "dommages-intérêts". Le parquet de Milan, se plaçant comme garant de l'intérêt public italien, a de son côté ouvert séparément une enquête très préliminaire. Le procureur Francesco Greco a demandé à la section économique de la police financière de procéder à des "vérifications préliminaires" pour déterminer "l'existence éventuelle d'un délit", a-t-il précisé dans une note transmise à la presse. ArcelorMittal a annoncé le 4 novembre sa volonté d'annuler son rachat des usines Ilva, en Italie, et notamment du site de Tarente dans les Pouilles, provoquant une onde de choc en raison des craintes pour l'emploi. Le groupe a déposé officiellement une requête pour se retirer du site auprès du tribunal de Milan qui a fait savoir qu'il examinerait cette requête en mai 2020. Un haut responsable du géant mondial avait pourtant précisé la semaine dernière que les commissaires extraordinaires de l'ex-Ilva allaient devoir en reprendre la gestion "le 4 décembre ou avant". En effet, le groupe avait fixé un délai de 30 jours pour obtenir une réponse à sa demande d'annulation de son rachat. Les syndicats s'inquiètent car des équipements sont déjà à l'arrêt et ils estiment que le site va rapidement manquer de matières premières. ArcelorMittal a justifié sa décision par le retrait de la protection légale contre des poursuites liées à l'environnement -- le site de Tarente étant extrêmement pollué -- ainsi que des décisions de justice impliquant une mise en sécurité d'un haut-fourneau. (Belga)

"Le gouvernement ne permettra pas l'arrêt délibéré des hauts fourneaux" du site de la région des Pouilles, indique une note du chef du gouvernement italien Giuseppe Conte. Il estime que cela "signifierait la fin de toute perspective de relance de cet investissement productif et de sauvegarde des emplois, ainsi que la fin définitive du plan d'assainissement environnemental". Le désengagement d'Arcelor Mittal signifierait "une violation claire des engagements contractuels et un grave préjudice à l'économie nationale", poursuit le chef du gouvernement. Et le groupe devra "en répondra devant les tribunaux" notamment pour verser des "dommages-intérêts". Le parquet de Milan, se plaçant comme garant de l'intérêt public italien, a de son côté ouvert séparément une enquête très préliminaire. Le procureur Francesco Greco a demandé à la section économique de la police financière de procéder à des "vérifications préliminaires" pour déterminer "l'existence éventuelle d'un délit", a-t-il précisé dans une note transmise à la presse. ArcelorMittal a annoncé le 4 novembre sa volonté d'annuler son rachat des usines Ilva, en Italie, et notamment du site de Tarente dans les Pouilles, provoquant une onde de choc en raison des craintes pour l'emploi. Le groupe a déposé officiellement une requête pour se retirer du site auprès du tribunal de Milan qui a fait savoir qu'il examinerait cette requête en mai 2020. Un haut responsable du géant mondial avait pourtant précisé la semaine dernière que les commissaires extraordinaires de l'ex-Ilva allaient devoir en reprendre la gestion "le 4 décembre ou avant". En effet, le groupe avait fixé un délai de 30 jours pour obtenir une réponse à sa demande d'annulation de son rachat. Les syndicats s'inquiètent car des équipements sont déjà à l'arrêt et ils estiment que le site va rapidement manquer de matières premières. ArcelorMittal a justifié sa décision par le retrait de la protection légale contre des poursuites liées à l'environnement -- le site de Tarente étant extrêmement pollué -- ainsi que des décisions de justice impliquant une mise en sécurité d'un haut-fourneau. (Belga)