Le chiffre d'affaires du semestre progresse lui de 3% à 4,14 milliards d'euros, et de 2% à périmètre et taux de changes constants.

La chute du résultat net s'explique essentiellement par une hausse des impôts et par un tarissement des revenus tirés des sociétés mis en équivalence après la cession des coentreprises que le groupe détenait avec General Electric. La direction d'Alstom met en avant le bénéfice net des activités poursuivies, qui baisse de 33% à 213 millions d'euros.

Cité dans un communiqué, le PDG Henri Poupart-Lafarge se félicite de "l'amélioration continue (des) performances opérationnelles (qui) démontre que le groupe est focalisé sur la croissance et la profitabilité".

Les prises de commandes sont en baisse de 35% d'une année sur l'autre, mais Alstom avait signé des contrats significatifs au premier semestre 2018/19 avec le "TGV du futur" en France et le matériel du métro léger de Montréal. Le carnet de commandes, lui, atteint le niveau record de 41,33 milliards d'euros, en hausse de 8% sur un an.

Le résultat d'exploitation a progressé de 5% à 319 millions, ce qui permet à la marge opérationnelle de progresser de 0,2 points à 7,7%.

Côté perspectives, le groupe ferroviaire français a indiqué qu'il visait toujours "un taux de croissance annuel moyen du chiffre d'affaires d'environ 5%" d'ici à 2022/2023 et une "marge d'exploitation ajustée devant atteindre environ 9%" à cet horizon.