La direction de Mecamold a annoncé, mardi, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, son intention de procéder à un licenciement collectif de 29 personnes, toutes catégories confondues, "afin de lui assurer un avenir". "Depuis la sortie de Mecamold du groupe Bridgestone en 2018, notre situation financière s'est fortement dégradée. Nous n'avons pas pu renouer avec la rentabilité. La nécessaire mais difficile restructuration fin 2018 afin de rendre Mecamold pérenne ainsi que la pandémie du Covid ont évidemment été des éléments jouant fortement en notre défaveur", a expliqué la société dans un communiqué mercredi. Les syndicats estiment que la pandémie n'est qu'une fausse excuse et que la raison de ces licenciements réside plutôt dans la décision de financiers à profiter des aides liées à la pandémie avant de continuer à réduire les effectifs de la société. "La décision d'un nouveau plan social intervient précisément au moment où les indicateurs économiques repartent à la hausse? Le moment choisi n'est-il pas plutôt celui où, justement, les aides économiques Covid octroyées par les pouvoirs publics pour tenir le coup s'arrêtent ? Comme si, en financier cynique, Keravalon avait attendu, pour poursuivre son plan initial d'amaigrissement, d'attendre d'avoir vidé la manne exceptionnelle mais provisoire de l'argent de la collectivité ? Une interrogation du front commun syndical FTGB Métal, CSC Météa, SETCa et CNE, qui souhaite la faire partager aux milieux politiques et économiques de la région liégeoise", pointent les syndicats. Le front commun syndical veut réagir, notamment en profitant de la loi Renault pour prendre le temps de la réflexion. "Mecamold veut aller vite pour exécuter la procédure Renault (le patron a parlé d'un gros mois en annonçant la décision du groupe). Les organisations syndicales ne l'entendent pas de cette manière et prendront le temps des interrogations et des réflexions, comme la loi Renault le leur permet. Il est hors de question, pour le front commun, de s'engager dans l'urgence dans une voie qui serait celle d'une nouvelle déglingue sociale tant au plan financier qu'à celui de la flexibilité, que Mecamold souhaite accroître de manière irréaliste. Les travailleurs de Mecamold avaient prouvé, en 2018-19, qu'ils étaient prêts à rendre coup pour coup face à un groupe industriel puissant. Ils le sont toujours trois ans plus tard, face à des financiers sans loi", concluent les syndicats. La société Mecamold est spécialisée dans la fabrication de moulage pour pneumatiques. Elle avait déjà procédé à une première vague de licenciements début 2019, lors de laquelle 35 personnes avaient perdu leur emploi. (Belga)

La direction de Mecamold a annoncé, mardi, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, son intention de procéder à un licenciement collectif de 29 personnes, toutes catégories confondues, "afin de lui assurer un avenir". "Depuis la sortie de Mecamold du groupe Bridgestone en 2018, notre situation financière s'est fortement dégradée. Nous n'avons pas pu renouer avec la rentabilité. La nécessaire mais difficile restructuration fin 2018 afin de rendre Mecamold pérenne ainsi que la pandémie du Covid ont évidemment été des éléments jouant fortement en notre défaveur", a expliqué la société dans un communiqué mercredi. Les syndicats estiment que la pandémie n'est qu'une fausse excuse et que la raison de ces licenciements réside plutôt dans la décision de financiers à profiter des aides liées à la pandémie avant de continuer à réduire les effectifs de la société. "La décision d'un nouveau plan social intervient précisément au moment où les indicateurs économiques repartent à la hausse? Le moment choisi n'est-il pas plutôt celui où, justement, les aides économiques Covid octroyées par les pouvoirs publics pour tenir le coup s'arrêtent ? Comme si, en financier cynique, Keravalon avait attendu, pour poursuivre son plan initial d'amaigrissement, d'attendre d'avoir vidé la manne exceptionnelle mais provisoire de l'argent de la collectivité ? Une interrogation du front commun syndical FTGB Métal, CSC Météa, SETCa et CNE, qui souhaite la faire partager aux milieux politiques et économiques de la région liégeoise", pointent les syndicats. Le front commun syndical veut réagir, notamment en profitant de la loi Renault pour prendre le temps de la réflexion. "Mecamold veut aller vite pour exécuter la procédure Renault (le patron a parlé d'un gros mois en annonçant la décision du groupe). Les organisations syndicales ne l'entendent pas de cette manière et prendront le temps des interrogations et des réflexions, comme la loi Renault le leur permet. Il est hors de question, pour le front commun, de s'engager dans l'urgence dans une voie qui serait celle d'une nouvelle déglingue sociale tant au plan financier qu'à celui de la flexibilité, que Mecamold souhaite accroître de manière irréaliste. Les travailleurs de Mecamold avaient prouvé, en 2018-19, qu'ils étaient prêts à rendre coup pour coup face à un groupe industriel puissant. Ils le sont toujours trois ans plus tard, face à des financiers sans loi", concluent les syndicats. La société Mecamold est spécialisée dans la fabrication de moulage pour pneumatiques. Elle avait déjà procédé à une première vague de licenciements début 2019, lors de laquelle 35 personnes avaient perdu leur emploi. (Belga)