Comment se déroulerait la fusion?

Selon la proposition faite par Fiat Chrysler (FCA) à Renault, la nouvelle entité serait détenue à 50% par les actionnaires du constructeur italo-américain et à 50% par ceux de Renault, les actionnaires de chaque société recevant une participation équivalente au capital du nouvel ensemble.

Ainsi, l'Etat français, premier actionnaire de Renault avec 15% des parts, devrait logiquement détenir 7,5% du nouvel ensemble.

Avant que l'opération ne soit menée, afin d'atténuer la disparité de valeur en Bourse des deux groupes, les actionnaires de FCA recevraient un dividende de 2,5 milliards d'euros.

"Nous avons beaucoup travaillé pour arriver à ce point et ceci serait vraiment une fusion de sociétés sur un plan égalitaire", a assuré le patron de FCA, Mike Manley, dans une lettre aux employés du groupe. "Si cette fusion se concrétise (...) cela pourrait requérir plus d'un an", a-t-il également estimé.

Où serait basé le groupe fusionné?

Le rapprochement prévoit la création d'une société mère de droit néerlandais, explique FCA. D'après une source proche du dossier interrogée par l'AFP, le siège du nouvel ensemble serait à Amsterdam, où est déjà situé celui de Fiat Chrysler.

L'entité fusionnée serait cotée à Paris, New York et Milan.

Qui dirigerait le nouvel ensemble?

Le conseil d'administration serait composé initialement de 11 membres, avec notamment une représentation équivalente --de quatre membres chacun-- pour FCA et Groupe Renault, ainsi qu'un représentant pour Nissan. Il n'y aurait pas de report des droits de vote doubles existants.

Selon une source proche du dossier, John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli et actuel président de FCA, pourrait devenir président de la nouvelle entité et Jean-Dominique Senard, actuel président de Renault, président exécutif. Les discussions sont néanmoins toujours en cours.

Quel impact sur la production?

La mise en place du nouvel ensemble, qui produirait environ 8,7 millions de véhicules par an, ne se traduirait par aucune fermeture de site industriel, assure FCA.

"Les bénéfices attendus (...) ne reposent pas sur des fermetures d'usines mais sur des investissements plus efficaces à l'échelle mondiale dans les plateformes communes de véhicules, les infrastructures, la motorisation et les technologies", explique le groupe italo-américain.

FCA pointe notamment ses partenariats avec Waymo (ex-Google Car) ou encore l'allemand BMW dans les technologiques de conduite autonome, des atouts jugés "complémentaires" de l'avance de Renault dans les véhicules électriques.

FCA espère "réduire le nombre cumulé de plateformes de véhicules d'environ 20%".

Fiat Chrysler observe également que les portefeuilles de marques des deux groupes s'avèrent complémentaires, couvrant "tous les segments clés du marché", du premium (Maserati, Alfa Romeo) aux marques grand public (Dacia, Fiat, Renault, Jeep...) en passant par les utilitaires.

Combien rapporteraient les synergies?

Les synergies annuelles supplémentaires générées par la fusion dépasseraient "5 milliards d'euros" selon FCA, grâce au rapprochement des plateformes, à la mise en commun d'"investissements en matière de motorisation et d'électrification" et aux "économies d'échelle", notamment sur les achats ou la recherche et développement.

Quelle conséquence pour Nissan et Mitsubishi?

"Nous pensons que les bénéfices s'étendront aussi aux partenaires de l'Alliance" forgée par Renault, Mitsubishi et Nissan, insiste M. Manley. Les "synergies additionnelles" qui devraient profiter à Nissan et Mitsubishi suite à une fusion entre FCA et Renault "sont estimées à 1 milliard d'euros supplémentaires par an", avance le groupe italo-américain.

Comment se déroulerait la fusion?Selon la proposition faite par Fiat Chrysler (FCA) à Renault, la nouvelle entité serait détenue à 50% par les actionnaires du constructeur italo-américain et à 50% par ceux de Renault, les actionnaires de chaque société recevant une participation équivalente au capital du nouvel ensemble.Ainsi, l'Etat français, premier actionnaire de Renault avec 15% des parts, devrait logiquement détenir 7,5% du nouvel ensemble.Avant que l'opération ne soit menée, afin d'atténuer la disparité de valeur en Bourse des deux groupes, les actionnaires de FCA recevraient un dividende de 2,5 milliards d'euros."Nous avons beaucoup travaillé pour arriver à ce point et ceci serait vraiment une fusion de sociétés sur un plan égalitaire", a assuré le patron de FCA, Mike Manley, dans une lettre aux employés du groupe. "Si cette fusion se concrétise (...) cela pourrait requérir plus d'un an", a-t-il également estimé.Où serait basé le groupe fusionné?Le rapprochement prévoit la création d'une société mère de droit néerlandais, explique FCA. D'après une source proche du dossier interrogée par l'AFP, le siège du nouvel ensemble serait à Amsterdam, où est déjà situé celui de Fiat Chrysler.L'entité fusionnée serait cotée à Paris, New York et Milan.Qui dirigerait le nouvel ensemble?Le conseil d'administration serait composé initialement de 11 membres, avec notamment une représentation équivalente --de quatre membres chacun-- pour FCA et Groupe Renault, ainsi qu'un représentant pour Nissan. Il n'y aurait pas de report des droits de vote doubles existants.Selon une source proche du dossier, John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli et actuel président de FCA, pourrait devenir président de la nouvelle entité et Jean-Dominique Senard, actuel président de Renault, président exécutif. Les discussions sont néanmoins toujours en cours. Quel impact sur la production?La mise en place du nouvel ensemble, qui produirait environ 8,7 millions de véhicules par an, ne se traduirait par aucune fermeture de site industriel, assure FCA."Les bénéfices attendus (...) ne reposent pas sur des fermetures d'usines mais sur des investissements plus efficaces à l'échelle mondiale dans les plateformes communes de véhicules, les infrastructures, la motorisation et les technologies", explique le groupe italo-américain.FCA pointe notamment ses partenariats avec Waymo (ex-Google Car) ou encore l'allemand BMW dans les technologiques de conduite autonome, des atouts jugés "complémentaires" de l'avance de Renault dans les véhicules électriques.FCA espère "réduire le nombre cumulé de plateformes de véhicules d'environ 20%".Fiat Chrysler observe également que les portefeuilles de marques des deux groupes s'avèrent complémentaires, couvrant "tous les segments clés du marché", du premium (Maserati, Alfa Romeo) aux marques grand public (Dacia, Fiat, Renault, Jeep...) en passant par les utilitaires. Combien rapporteraient les synergies?Les synergies annuelles supplémentaires générées par la fusion dépasseraient "5 milliards d'euros" selon FCA, grâce au rapprochement des plateformes, à la mise en commun d'"investissements en matière de motorisation et d'électrification" et aux "économies d'échelle", notamment sur les achats ou la recherche et développement.Quelle conséquence pour Nissan et Mitsubishi?"Nous pensons que les bénéfices s'étendront aussi aux partenaires de l'Alliance" forgée par Renault, Mitsubishi et Nissan, insiste M. Manley. Les "synergies additionnelles" qui devraient profiter à Nissan et Mitsubishi suite à une fusion entre FCA et Renault "sont estimées à 1 milliard d'euros supplémentaires par an", avance le groupe italo-américain.