L'article 7 du projet de réforme, qui a fait l'objet à lui seul de quelque 800 amendements, prévoit d'intégrer les régimes spéciaux (SNCF, RATP, Opéra de Paris...) dans le système "universel" de retraite par points. Un amendement du gouvernement a été adopté, qui vise à étendre le champ d'application de l'ordonnance aux choix des générations concernées par la réforme. Un amendement de la commission spéciale a également été adopté, qui permet le maintien d'assiettes de cotisations forfaitaires pour le régime des marins, et leur éventuelle majoration, pour "garantir le niveau actuel des pensions". L'examen de l'article a débuté vendredi. Le corapporteur Nicolas Turquois avait plaidé que l'intégration dans le régime universel n'est "pas la négation de l'histoire", estimant que "ça a du sens que tous ces métiers se retrouvent" dans le système "universel". Les trois groupes de gauche -PS, PCF et LFI- ont fustigé une réforme "pour niveler tout le monde vers le bas", affirmant notamment qu'abandonner les régimes spéciaux "sans avoir une grille de pénibilité claire" est "un leurre". "Nous sommes pour la sortie et la suppression des régimes spéciaux", a affirmé de son côté le chef de file des députés LR Damien Abad. Mais il a fait aussitôt "deux reproches" à la réforme: la lenteur du processus de transition et l'absence d'éléments sur le coût pour les finances publiques, y voyant au final l'invention d'une "transition spéciale", "coûteuse et de longue durée". (Belga)

L'article 7 du projet de réforme, qui a fait l'objet à lui seul de quelque 800 amendements, prévoit d'intégrer les régimes spéciaux (SNCF, RATP, Opéra de Paris...) dans le système "universel" de retraite par points. Un amendement du gouvernement a été adopté, qui vise à étendre le champ d'application de l'ordonnance aux choix des générations concernées par la réforme. Un amendement de la commission spéciale a également été adopté, qui permet le maintien d'assiettes de cotisations forfaitaires pour le régime des marins, et leur éventuelle majoration, pour "garantir le niveau actuel des pensions". L'examen de l'article a débuté vendredi. Le corapporteur Nicolas Turquois avait plaidé que l'intégration dans le régime universel n'est "pas la négation de l'histoire", estimant que "ça a du sens que tous ces métiers se retrouvent" dans le système "universel". Les trois groupes de gauche -PS, PCF et LFI- ont fustigé une réforme "pour niveler tout le monde vers le bas", affirmant notamment qu'abandonner les régimes spéciaux "sans avoir une grille de pénibilité claire" est "un leurre". "Nous sommes pour la sortie et la suppression des régimes spéciaux", a affirmé de son côté le chef de file des députés LR Damien Abad. Mais il a fait aussitôt "deux reproches" à la réforme: la lenteur du processus de transition et l'absence d'éléments sur le coût pour les finances publiques, y voyant au final l'invention d'une "transition spéciale", "coûteuse et de longue durée". (Belga)