Les droits d'auteur ont ainsi augmenté de 6,2% l'an dernier par rapport à 2016, selon la Cisac, qui regroupe 239 sociétés d'auteurs dans 121 pays, dont la Sabam pour la Belgique. Cela représente 4 millions de créateurs pour la télévision, la radio, la musique de fond, la musique live, le numérique, la copie privée et autres. Le secteur musical concentre de loin la part la plus importante (87%): les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique ont vu les collectes atteindre 8,3 milliards d'euros (+6%). Les autres secteurs sont également en hausse. L'audiovisuel (+6,8%) a atteint 611 millions d'euros, la littérature (+5,2%) 227 millions, les arts visuels (+19%) 208 millions et le spectacle vivant (+3,7%) 196 millions. Fort d'une progression de 24%, pour atteindre 1,27 milliard d'euros, le numérique, tous secteurs confondus, apparaît comme le véritable moteur de la croissance mondiale. Mais il ne génère encore que 13,2 % des collectes, sachant que "les plus grands utilisateurs (comme YouTube) n'en paient qu'une infime partie", précise la Cisac. Encore loin devant le numérique, les utilisations TV et radio restent la principale source de revenus avec 40,6 % des collectes mondiales (3,89 milliards, +2,9%), suivis par les "Direct (Live) & ambiance" (2,74 mds, +3,4%). "Il n'est plus acceptable de protéger les monopoles de l'industrie des nouvelles technologies et de maintenir une injustice systémique à l'égard des créateurs", a pointé le compositeur Jean-Michel Jarre, président de l'organisme, visant sans la nommer la plateforme gratuite YouTube. La réforme du droit d'auteur en cours au niveau européen doit obliger les géants du net dont Youtube, la filiale de Google qui revendique un milliard d'utilisateurs, à passer à la caisse pour les contenus artistiques et les articles qu'ils utilisent. (Belga)

Les droits d'auteur ont ainsi augmenté de 6,2% l'an dernier par rapport à 2016, selon la Cisac, qui regroupe 239 sociétés d'auteurs dans 121 pays, dont la Sabam pour la Belgique. Cela représente 4 millions de créateurs pour la télévision, la radio, la musique de fond, la musique live, le numérique, la copie privée et autres. Le secteur musical concentre de loin la part la plus importante (87%): les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique ont vu les collectes atteindre 8,3 milliards d'euros (+6%). Les autres secteurs sont également en hausse. L'audiovisuel (+6,8%) a atteint 611 millions d'euros, la littérature (+5,2%) 227 millions, les arts visuels (+19%) 208 millions et le spectacle vivant (+3,7%) 196 millions. Fort d'une progression de 24%, pour atteindre 1,27 milliard d'euros, le numérique, tous secteurs confondus, apparaît comme le véritable moteur de la croissance mondiale. Mais il ne génère encore que 13,2 % des collectes, sachant que "les plus grands utilisateurs (comme YouTube) n'en paient qu'une infime partie", précise la Cisac. Encore loin devant le numérique, les utilisations TV et radio restent la principale source de revenus avec 40,6 % des collectes mondiales (3,89 milliards, +2,9%), suivis par les "Direct (Live) & ambiance" (2,74 mds, +3,4%). "Il n'est plus acceptable de protéger les monopoles de l'industrie des nouvelles technologies et de maintenir une injustice systémique à l'égard des créateurs", a pointé le compositeur Jean-Michel Jarre, président de l'organisme, visant sans la nommer la plateforme gratuite YouTube. La réforme du droit d'auteur en cours au niveau européen doit obliger les géants du net dont Youtube, la filiale de Google qui revendique un milliard d'utilisateurs, à passer à la caisse pour les contenus artistiques et les articles qu'ils utilisent. (Belga)