"C'est un objectif auquel nous souscrivons totalement mais il est très important de souligner combien il est ambitieux", souligne le gouverneur de la BNB, Pierre Wunsch. La neutralité climatique passera, par exemple, par une renonciation, à terme, à l'utilisation des énergies fossiles. "Y compris le gaz naturel, qui faisait encore partie de la solution il y a 10 ans mais fait désormais partie du problème." "Cela montre l'enjeu d'adaptation auquel vont faire face nos économies sur une période très courte", poursuit Pierre Wunsch, pour qui, d'un point de vue économique, cette transition peut s'apparenter à un "choc pétrolier très important". Pour opérer la transition de manière efficace, il convient, pour la BNB, de maîtriser les coûts, de minimiser l'incidence sur le potentiel de production et de tenir compte de la dimension sociale. Par exemple, on estime qu'une isolation des logements, à l'échelle belge, coûterait 200 milliards d'euros, mais qui prendra en charge ce coût? L'État, dont les contraintes budgétaires sont bien connues? Les particuliers? Mais "si une personne n'en a pas les moyens, même un prêt zéro ne sert à rien", constate le gouverneur de la Banque nationale, qui estime que "si l'on veut répondre à l'enjeu climatique, il faudra en partie augmenter l'investissement public." La BNB souligne le rôle important de "pilotage" que les pouvoirs publics doivent jouer dans un contexte technologique incertain, via un cadre réglementaire "stable et prévisible" et une approche "cohérente". Il sera aussi nécessaire d'encourager les comportements qui favorisent la durabilité. (Belga)

"C'est un objectif auquel nous souscrivons totalement mais il est très important de souligner combien il est ambitieux", souligne le gouverneur de la BNB, Pierre Wunsch. La neutralité climatique passera, par exemple, par une renonciation, à terme, à l'utilisation des énergies fossiles. "Y compris le gaz naturel, qui faisait encore partie de la solution il y a 10 ans mais fait désormais partie du problème." "Cela montre l'enjeu d'adaptation auquel vont faire face nos économies sur une période très courte", poursuit Pierre Wunsch, pour qui, d'un point de vue économique, cette transition peut s'apparenter à un "choc pétrolier très important". Pour opérer la transition de manière efficace, il convient, pour la BNB, de maîtriser les coûts, de minimiser l'incidence sur le potentiel de production et de tenir compte de la dimension sociale. Par exemple, on estime qu'une isolation des logements, à l'échelle belge, coûterait 200 milliards d'euros, mais qui prendra en charge ce coût? L'État, dont les contraintes budgétaires sont bien connues? Les particuliers? Mais "si une personne n'en a pas les moyens, même un prêt zéro ne sert à rien", constate le gouverneur de la Banque nationale, qui estime que "si l'on veut répondre à l'enjeu climatique, il faudra en partie augmenter l'investissement public." La BNB souligne le rôle important de "pilotage" que les pouvoirs publics doivent jouer dans un contexte technologique incertain, via un cadre réglementaire "stable et prévisible" et une approche "cohérente". Il sera aussi nécessaire d'encourager les comportements qui favorisent la durabilité. (Belga)