"Tout le monde sait ce qu'il faut faire, mais pas comment le faire." Les autorités politiques "devraient concrétiser sans tarder un cadre réglementaire stable et crédible pour le marché de l'énergie, afin de réduire l'incertitude et, ainsi, soutenir les investissements privés largement requis", selon la BNB. Pour la majorité des économistes, l'instrument le plus efficace pour la transition vers une économie bas carbone est la taxation du CO2. En Belgique, les prix implicites du CO2 qui découlent des taxations indirectes sont très disparates, note la BNB. "L'efficacité de la taxation du CO2 en Belgique pourrait être considérablement améliorée en rendant les prélèvements plus neutres sur le plan des émissions", alors qu'actuellement, le chauffage des habitations et les voitures de société sont épargnés tandis que les autres émissions générées par le reste du transport routier "sont relativement lourdement taxées". La BNB estime "qu'un tel glissement de fiscalité favoriserait en outre les technologies les plus efficaces en matière de réductions des émissions". "Certaines mesures coûtent très cher alors qu'il y a encore d'autres moyens" efficaces et plus accessibles pour réduire les émissions en Belgique, ce qui revient à un "gaspillage d'argent public", relève encore Pierre Wunsch. Enfin, la BNB rappelle l'électricité verte est de plus en plus concurrentielle. Selon une étude menée en 2018 pour le compte de la commission européenne, le prix du kW issu de l'éolien terrestre, l'éolien offshore ou encore des installations photovoltaïques à grande échelle, était plus faible que celui issu d'une centrale turbine-gaz vapeur et sensiblement inférieur au prix de l'électricité observé sur les marchés au dernier trimestre de 2021. (Belga)

"Tout le monde sait ce qu'il faut faire, mais pas comment le faire." Les autorités politiques "devraient concrétiser sans tarder un cadre réglementaire stable et crédible pour le marché de l'énergie, afin de réduire l'incertitude et, ainsi, soutenir les investissements privés largement requis", selon la BNB. Pour la majorité des économistes, l'instrument le plus efficace pour la transition vers une économie bas carbone est la taxation du CO2. En Belgique, les prix implicites du CO2 qui découlent des taxations indirectes sont très disparates, note la BNB. "L'efficacité de la taxation du CO2 en Belgique pourrait être considérablement améliorée en rendant les prélèvements plus neutres sur le plan des émissions", alors qu'actuellement, le chauffage des habitations et les voitures de société sont épargnés tandis que les autres émissions générées par le reste du transport routier "sont relativement lourdement taxées". La BNB estime "qu'un tel glissement de fiscalité favoriserait en outre les technologies les plus efficaces en matière de réductions des émissions". "Certaines mesures coûtent très cher alors qu'il y a encore d'autres moyens" efficaces et plus accessibles pour réduire les émissions en Belgique, ce qui revient à un "gaspillage d'argent public", relève encore Pierre Wunsch. Enfin, la BNB rappelle l'électricité verte est de plus en plus concurrentielle. Selon une étude menée en 2018 pour le compte de la commission européenne, le prix du kW issu de l'éolien terrestre, l'éolien offshore ou encore des installations photovoltaïques à grande échelle, était plus faible que celui issu d'une centrale turbine-gaz vapeur et sensiblement inférieur au prix de l'électricité observé sur les marchés au dernier trimestre de 2021. (Belga)