1. Le design
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1. Le designLes montres Raidillon sont dessinées par Axel Enthoven, l'un des plus brillants designers belges, à l'origine notamment du nouveau look des trams et métros bruxellois. Sur base d'une liste de demandes précises, cet Anversois est en charge de modéliser complètement les montres pour Raidillon. " La difficulté concerne surtout la mécanique qui donne un boîtier assez haut. Il faut donc jouer avec les dimensions ", explique le designer, qui travaille encore de manière classique, sur papier.2. La réalisation du"mock-up"Une fois les premières esquisses dessinées, un mock-up est réalisé. Il s'agit d'une maquette à l'échelle 1 : 1, mais à la différence du prototype, il est produit en résine. Ce tout premier test est effectué chez Materialise, une société basée à Louvain et spécialisée dans l'impression 3D. "Le mock-up permet de visualiser ce que sera la montre, précise le designer. Pour celle-ci, cela m'a permis de me rendre compte qu'il fallait encore l'affiner." 3. La fabrication des piècesLa Belgique ne disposant pas d'industrie dans le domaine, l'entreprise n'a d'autre choix que de passer par la Suisse pour la fabrication. "Ce que nous regrettons, j'adorerais pouvoir faire ça ici chez des artisans spécialisés", explique Fabrice de Schaetzen, le CEO de la marque. Les 240 pièces du mouvement de la montre sont donc essentiellement helvètes ou en provenance du Jura français.4. L'assemblage Si le premier assemblage se fait en Suisse, Raidillon gère ensuite tout le suivi de la montre et est régulièrement amené à réaliser les mêmes étapes que celles effectuées chez le sous-traitant suisse. "Nous réalisons l'entretien dans un petit atelier à Rixensart, confie Fabrice de Schaetzen. Nous effectuons alors exactement les mêmes opérations." Le précieux engin est alors entièrement démonté pour être lubrifié, régler d'éventuels problèmes techniques et changer les joints.5. Le contrôle Chaque montre est inspectée avant la vente en magasin. "Tous les aspects sont étudiés mais en général, soit il y a eu un défaut à l'assemblage et on le repérera très vite, soit on est bon pour des années", indique Fabrice de Schaetzen. L'un des contrôles consiste notamment à vérifier que la montre se remonte bien. Elle est donc posée sur un simulateur de portée imitant les mouvements de bras qui permettent au mouvement mécanique d'être remonté. "Si elle reste immobile, la montre a une autonomie de 40 heures", précise encore le responsable de la marque.6. La pose du braceletLe bracelet est directement posé sur la montre en boutique. L'opération se fait en quelques minutes, à la main. Quatre longueurs différentes existent, suivant la largeur du poignet. "Nous avons 300 modèles de toutes les couleurs et dans différentes matières", se félicite le CEO de Raidillon. La plupart des ventes portent néanmoins sur le cuir de veau classique, issu de la tannerie Masure, installée à Estaimbourg.7. L'emballage "Lorsqu'on achète une montre, l'écrin est très important, notamment pour les collectionneurs", lance le responsable de la marque belge. L'entreprise a donc développé un boîtier spécifique pour ses montres et travaille notamment avec Isabelle de Borchgrave, une artiste belge. "L'écrin représente 10 % de la valeur de la montre", glisse encore Fabrice de Schaetzen.Par Arnaud Martin.