Elles reluisent de toute leur beauté. Et autour de ces rutilantes voitures de luxe, des vendeurs au sourire tout aussi rayonnant. Plus qu'un show, la vente des marques haut de gamme était à nouveau en plein essor l'an dernier. La 'plus faible' de la classe était Audi, qui a crû de 8,1%, pour atteindre 32.365 voitures vendues, soit la 6ème place du classement belge. "Une année record", déclare Denis Gorteman, CEO de D'Ieteren Auto, l'importateur d'Audi en Belgique, cette semaine dans Trends. "Et 2016 sera encore meilleure. Je suis optimiste", ajoute-t-il.
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Elles reluisent de toute leur beauté. Et autour de ces rutilantes voitures de luxe, des vendeurs au sourire tout aussi rayonnant. Plus qu'un show, la vente des marques haut de gamme était à nouveau en plein essor l'an dernier. La 'plus faible' de la classe était Audi, qui a crû de 8,1%, pour atteindre 32.365 voitures vendues, soit la 6ème place du classement belge. "Une année record", déclare Denis Gorteman, CEO de D'Ieteren Auto, l'importateur d'Audi en Belgique, cette semaine dans Trends. "Et 2016 sera encore meilleure. Je suis optimiste", ajoute-t-il.Les marques de catégorie haut de gamme sont en croissance depuis des années déjà. Elles ont trouvé le Saint Grâle: un marché plus large. Avec des modèles plus petits et donc moins chers, elles occupent pleinement le segment moyen supérieur. Prenez Jaguar: l'an dernier, le constructeur a compté 1403 nouvelles immatriculations, soit une croissance de 52,5%. "Et en fait, c'est encore mieux", s'enthousiasme Isabelle Michiels de Jaguar Belgique. "Nous avons même vendu 1870 voitures. Mais nous n'avons pas encore pu toutes les immatriculer, parce que les véhicules commandés sont encore partiellement en production." L'explication principale est la nouvelle Jaguar XE, lancée en juin. "Le prix de départ varie autour des 35.000 euros. Ce qui nous amène dans le segment de la BMW 3", explique Isabelle Michiels. "Nous touchons aujourd'hui un groupe cible beaucoup plus grand. Dans le passé, une Jaguar coûtait au minimum 10.000 euros de plus". Les voitures sont, en outre, fiscalement avantageuses grâce à l'émission ce CO2 plus limitée. "La moitié de nos ventes consiste en voitures de société, mais ce pourcentage va encore augmenter."Chez BMW aussi, on ne rencontre que des visages souriants. Les ventes en Belgique ont augmenté de 16,3% l'an dernier, pour atteindre 37.238 immatriculations. Ce qui fait de la marque allemande le numéro trois dans notre pays, et le leader du marché sur le segment premium. "Nous avons connu une forte augmentation des ventes de voitures de société", dit Christophe Wiertz de BMW Belgique. "Nous avons conclu quelques très bons deals avec d'importantes entreprises. Si vous comptez également les indépendants et les PME, les voitures de société représentent 70% de nos ventes. Une BMW est fiscalement avantageuse, mais ce n'est pas une stratégie récente. Nous étions la première marque premium à proposer une émission de CO2 réduite, déjà en 2007."Lire aussi: BMW, numéro 3 en BelgiqueIci aussi, la croissance est en grande partie une conséquence de l'élargissement de la gamme, avec de plus petits modèles. Pensez à la BMW série 1. Ou à la BMW 2, un modèle qui est sur le marché depuis un an et demi. "70% des personnes qui optent pour une BMW 2 n'avaient encore jamais acheté de BMW. La marque BMW a une énorme force d'attraction. C'est ce que démontre la Gran Tourer, notre alternative aux modèles comme la Ford S-Max de Renault Mégane, disons simplement aux voitures familiales. Le modèle coûte 25.000 euros. Nous désirons continuellement attirer de nouveaux clients, par un élargissement de la gamme."D'autres records ont encore été battus. Mercedes a vendu l'an dernier 15,9% de voitures de plus en Belgique, soit 29.097 nouvelles immatriculations. "La cinquième année record successive", s'enthousiasme Christophe Vloebergh de Mercedes-Benz Belgique. "Et 2016 s'annonce encore mieux. Pour la première fois dans notre histoire, nous vendrons plus de 30.000 voitures. Cela vient du fait que nous présentons sur le salon neuf primeurs belges et deux primeurs européennes. Au cours de l'année, six nouveaux modèles s'ajouteront."Ici aussi, la part du lion de la croissance provient des plus petits modèles: A, B et C. "Les autres restent stables ou connaissent une croissance légère." Mercedes met aussi le focus sur l'aspect environnemental (et donc fiscal) avec des motorisations alternatives. "D'ici fin 2017, nous lancerons encore cinq modèles plug-in hybrides. Nous mettons en outre surtout le focus sur l'hydrogène comme carburant, et beaucoup moins sur les voitures électriques".Et puis il y a encore la marque premium suédoise, Volvo. Une croissance ici aussi, de 11,7%, soit 17.667 immatriculations. Une partie importante provient cette fois de modèles plus grands: XC60 et XC90. Les voitures de société représentent les trois quarts des ventes de Volvo. "La Belgique est notre quatrième marché maison, à côté de la Suède, de la Chine et des Etats-Unis, où nous construisons actuellement une usine", mentionne René Aerts Jr. de Volvo Belgique. "Nous désirons souligner le rôle de notre usine en Belgique. "Conçu en Suède. Fabriqué en Belgique." est pour nous un slogan important."L'usine Volvo de Gand a fêté son demi-siècle l'an dernier. 200 millions d'euros y sont investis dans la perspective de la production d'un nouveau modèle. A partir de 2018, cette production devrait tourner à plein régime. "L'usine de Gand devient une usine pour modèles plus compacts. Nous produirons également ceux-ci pour le marché américain", dit le directeur de l'usine Eric Van Landeghem. "C'est un atout supplémentaire car aujourd'hui, les deux-tiers sont destinés au marché européen. Cette proportion devrait diminuer et tendre vers 50%. Nous parlons alors d'une production annuelle de minimum 200.000 voitures. C'est clairement positif", trouve Eric Van Landeghem. L'an dernier, Gand a produit 252.479 voitures. Volvo a vendu un peu plus d'un demi-million de voitures de par le monde l'an dernier.Et chez Audi Brussels ? Quand cette usine recevra-t-elle le successeur rêvé du modèle Audi A1? Depuis des mois déjà, il est question d'un modèle SUV électrique e-tron. "La décision n'est pas encore tombée", communiquait récemment Andreas Cremer, secrétaire général d'Audi Brussels. Les syndicats espéraient qu'Audi ferait l'annonce salvatrice lors du Salon de l'Auto.Mais le modèle e-tron quattro - dont il existe actuellement en tout et pour tout un seul exemplaire - ne se trouve pas sur le stand Audi du Heysel. L'exemplaire unique trône au salon des nouvelles technologies à Las Vegas.