Le chiffre d'affaires a reculé de 0,7% à 38,3 milliards d'euros, mais la rentabilité opérationnelle du groupe a atteint 8,7% des ventes (+0,9 point sur un an), y compris dans la seule division automobile.

La marge opérationnelle a atteint "un niveau record", a souligné le directeur financier Philippe de Rovira, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

"Le marché est devenu plus difficile au premier semestre, ce qui ne nous a pas empêchés d'avoir des résultats solides", a-t-il déclaré. "Les nombreux vents contraires ont été plus que compensés par notre efficacité et le succès remarquable de nos nouveaux produits."

PSA, qui rassemble les marques Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall, avait annoncé il y a dix jours une chute de 12,8% de ses ventes mondiales, à 1,9 million de véhicules.

Cependant, l'essentiel de cette chute était à mettre sur le compte de l'arrêt des ventes en Iran à l'été 2018, sous l'effet des sanctions américaines. Or, ces recettes n'étaient pas consolidées dans les comptes de PSA et n'ont donc "aucun impact financier" pour le groupe, a expliqué M. de Rovira.

Le deuxième facteur derrière la chute des ventes était la dégringolade des volumes de PSA en Chine, dans un marché lui-même en recul.

Le constructeur français a subi une perte d'environ 300 millions d'euros liées à ses activités chinoises, sous l'effet notamment de la dépréciation de ses actifs dans le pays, a souligné le directeur financier.