Un actionnaire minoritaire de Proximus propose de réduire le dividende versé par l'entreprise. Lors de l'assemblée générale organisée par l'opérateur télécom, il a pris la parole afin de défendre la proposition des syndicats. Engagés dans une procédure de concertation liée au plan de "transformation" mis sur la table par la direction, et qui prévoit 1.900 licenciements, les représentants syndicaux ont suggéré cette semaine de faire passer le dividende par action de 1,50 euro à 1,40 euro. Le but est de permettre de soutenir le plan d'économies déposé par la direction de Proximus, tout en évitant certains licenciements secs.

Le petit actionnaire estime qu'une diminution de quelques centimes du dividende permettrait déjà de faire des économies substantielles. "C'est une question de responsabilité sociétale de l'entreprise", a-t-il déclaré lors de l'assemblée générale. Il s'est également étonné que l'Etat, actionnaire majoritaire à 53 %, ne propose pas lui-même une diminution du dividende, afin de soutenir l'emploi, et pour éviter de de devoir payer des allocations de chômage aux membres du personnel qui seront licenciés.

La CEO de Proximus Dominique Leroy a répondu que la diminution du dividende n'aurait aucune influence sur la nécessaire réduction des coûts, qui est au coeur du plan de transformation de l'entreprise. Par ailleurs, la CEO a rappelé que les règles relatives au versement des dividendes étaient fixées par le conseil d'administration (pour rappel celui-ci est composé en partie de représentants de l'actionnaire public), et qu'il n'était pas question de les remettre en question.

Le dividende d'1,50 euro par action a été confirmé par l'assemblée générale.