Le secteur des télécommunications connait une évolution spectaculaire, qui se traduit par une hausse exponentielle de la demande de bande passante. Le trafic devrait, selon toute vraisemblance, décupler au cours de la prochaine décennie sous d'une part, l'impulsion des services vidéo, streaming, audio et cloud et d'autre part, la croissance continue du nombre d'appareils dont le fonctionnement exige des débits plus élevés, justifie Proximus.

Pour supporter cette évolution, l'opérateur investit tant au niveau du réseau d'accès, notamment avec le déploiement à grande échelle de la fibre optique, qui a déjà débuté, que dans l'infrastructure sous-jacente, qui interconnecte tous les sites de Proximus et ses plateformes de services centralisées. Il se refuse toutefois à communiquer le montant de ce dernier investissement, qui fait partie intégrante du milliard d'euros investi annuellement par l'entreprise.

Pour mener à bien la migration vers son nouveau réseau, appelé Titan, l'opérateur remplacera progressivement près de 800 grands noeuds de transmission et y reconnectera 50.000 connexions en fibre optique, qui pourront chacune traiter une capacité de 10 Gbps (soit 10 fois plus qu'aujourd'hui), dans 600 bâtiments, détaille-t-il. La migration s'effectuera en plusieurs phases et chaque fois pour une zone géographique restreinte, en veillant à avoir un impact minimal, assure Proximus. Les travaux d'infrastructure, qui s'étaleront jusqu'en 2021, auront en effet lieu entre minuit et 6 heures du matin.