Bridgestone Aircraft, spécialisée dans la fabrication de pneus, notamment d'avion, avait annoncé le 4 janvier son intention de licencier 18 travailleurs ainsi que deux sous-traitants. L'objectif était de mettre en place une politique de réduction des coûts salariaux de 15% et de modifier l'organisation du travail. Pour la FGTB, "cette annonce était clairement la conséquence directe de la crise du coronavirus qui a impacté différents secteurs dont le secteur aéronautique". Le syndicat socialiste avait alors estimé que les "bénéfices de l'entreprise s'élevaient annuellement à plusieurs millions d'euros, et que son niveau d'activité avait lourdement chuté depuis le mois de mars 2020". Les négociations ont finalement abouti à ce que la moitié des départs annoncés se fassent sur base volontaire "et permettent aux ouvriers âgés de sortir dignement". La demande syndicale que "des avantages soient retirés sur le long terme" et que le volet des salaires ne soit pas impacté a été acceptée. Des modifications dans l'organisation du travail visant à réaliser des économies ont également été avancées. Des conventions pour baliser l'accord entre les syndicats et la direction doivent à présent être signées. La prolongation du chômage économique corona jusqu'à la fin de l'année 2022 est cependant une mesure-clé nécessaire au processus de "rétablissement" de l'entreprise, souligne la FGTB Mons-Borinage. Cela lui permettrait de sortir la tête hors de l'eau sans devoir "toucher" à l'emploi, avance-t-elle. "La balle est maintenant dans le camp du gouvernement", conclut le syndicat socialiste. (Belga)

Bridgestone Aircraft, spécialisée dans la fabrication de pneus, notamment d'avion, avait annoncé le 4 janvier son intention de licencier 18 travailleurs ainsi que deux sous-traitants. L'objectif était de mettre en place une politique de réduction des coûts salariaux de 15% et de modifier l'organisation du travail. Pour la FGTB, "cette annonce était clairement la conséquence directe de la crise du coronavirus qui a impacté différents secteurs dont le secteur aéronautique". Le syndicat socialiste avait alors estimé que les "bénéfices de l'entreprise s'élevaient annuellement à plusieurs millions d'euros, et que son niveau d'activité avait lourdement chuté depuis le mois de mars 2020". Les négociations ont finalement abouti à ce que la moitié des départs annoncés se fassent sur base volontaire "et permettent aux ouvriers âgés de sortir dignement". La demande syndicale que "des avantages soient retirés sur le long terme" et que le volet des salaires ne soit pas impacté a été acceptée. Des modifications dans l'organisation du travail visant à réaliser des économies ont également été avancées. Des conventions pour baliser l'accord entre les syndicats et la direction doivent à présent être signées. La prolongation du chômage économique corona jusqu'à la fin de l'année 2022 est cependant une mesure-clé nécessaire au processus de "rétablissement" de l'entreprise, souligne la FGTB Mons-Borinage. Cela lui permettrait de sortir la tête hors de l'eau sans devoir "toucher" à l'emploi, avance-t-elle. "La balle est maintenant dans le camp du gouvernement", conclut le syndicat socialiste. (Belga)