La grève, destinée à obtenir le retrait de cette réforme sur le point d'être présentée au parlement, a été suivie par 29% des fonctionnaires, selon le gouvernement, et doit se poursuivre vendredi.

Selon les grévistes, la loi va réduire les droits des fonctionnaires et a été préparée sans consensus malgré plusieurs réunions de négociations.

Des manifestations ont eu lieu aux frontières. Des douaniers ont procédé à des grèves de zèle, tandis qu'un demi-millier de salariés a procédé à des interruptions intermittentes de trafic à la frontière hispano-andorrane, selon les syndicats.

Le mouvement a été également très suivi dans l'éducation avec 80% de grévistes chez les enseignants, selon la même source et le gouvernement. Il a également concerné la police et le monde pénitentiaire.

"Il a été démontré que nous sommes tous contre la loi", a affirmé la représentante du syndicat policier CFPA, déplorant que du personnel ne se soit pas joint au mouvement parce qu'il a "eu peur de venir" alors qu'il y a eu des "menaces" et des "pressions". "Nous voulons un peu plus de négociations", a expliqué de son côté le président du Syndicat des Pénitenciers, Sergi Teixeiran.

Le bâtiment administratif du gouvernement a été occupé en solidarité avec les fonctionnaires réquisitionnés pour le service minimum.

Pour le gouvernement, c'est une loi nécessaire. Le chef du gouvernement, Antoni Martí a insisté sur le fait qu'elle ne diminue pas les droits et que "les fonctionnaires ne feront pas une heure de plus". Il a assuré que cette loi permettra une plus grande flexibilité du travail et que "49 millions d'euros" seront alloués "au cours des 25 prochaines années à l'amélioration des compléments de salaire".