Le groupe a introduit la "polyvalence" pour ses collaborateurs, mais "cela se passe extrêmement mal", affirme la représentante syndicale. Outre le préavis de grève, les syndicats et militants bloquaient mardi matin les camions depuis la centrale de Gosselies, dans l'attente d'un conseil d'entreprise ordinaire prévu à 9h.

Depuis l'accord social conclu il y a un peu moins d'un an entre la direction et les syndicats pour la restructuration du groupe Mestdagh, les travailleurs payent le prix d'une nouvelle organisation du travail pas aboutie, selon le Setca. La "polyvalence" acceptée à l'époque "se passe extrêmement mal". "Il manque de bras, il y a trop de dépannages à faire, c'est une polyvalence bouche-trou, pas encadrée", rapporte Mme Roisin pour le Setca. "Les travailleurs ne sont pas encore tous formés aux métiers" qu'ils pratiquent pourtant déjà au sein des magasins.

La question du pointage à la minute pose également problème. Le sujet est arrivé en réunion de conciliation lundi au sein du ministère de l'Emploi, mais ce fut "un échec", selon la représentante syndicale. "La direction ne nous croit pas", déplore-t-elle tout autant que l'absence du CEO. A l'issue de la réunion, le front commun syndical - CNE et Setca - a déposé un préavis de grève en espérant faire bouger la direction. Il court jusqu'au 7 octobre.