"Ce sont des mesures comme nous en avons déjà prises, minimise Baudouin de Hepcée, porte-parole de l'entreprise. Bpost est en transformation depuis 15 ans. " Sans doute la pression est-elle un peu plus forte aujourd'hui car bpost traverse des turbulences. Lors de l'annonce des résultats de 2017 en mars dernier, son CEO, Koen Van Gerven, a indiqué que l'entreprise rencontrait des difficultés avec l'acquisition de Radial, un spécialiste américain de services pour l'e-commerce acheté en 2017 pour 700 millions d'euros. Ses coûts sont plus élevés que prévu, son dynamisme commercial à améliorer et l'apport aux finances de bpost en sera retardé. De plus, le recul du courrier s'accélère : de - 6 % en 2017, il devrait passer à -7 % cette année...

"Ce sont des mesures comme nous en avons déjà prises, minimise Baudouin de Hepcée, porte-parole de l'entreprise. Bpost est en transformation depuis 15 ans. " Sans doute la pression est-elle un peu plus forte aujourd'hui car bpost traverse des turbulences. Lors de l'annonce des résultats de 2017 en mars dernier, son CEO, Koen Van Gerven, a indiqué que l'entreprise rencontrait des difficultés avec l'acquisition de Radial, un spécialiste américain de services pour l'e-commerce acheté en 2017 pour 700 millions d'euros. Ses coûts sont plus élevés que prévu, son dynamisme commercial à améliorer et l'apport aux finances de bpost en sera retardé. De plus, le recul du courrier s'accélère : de - 6 % en 2017, il devrait passer à -7 % cette année. L'entreprise reste rentable, avec 329 millions d'euros de bénéfice net (+ 1,6%) sur un revenu de 3 milliards d'euros. Le couac de Radial a créé une incertitude qui a fait glisser le cours de 28 euros début mars à 16,36 euros ce jeudi matin.Bpost n'a cessé de voir ses effectifs reculer au rythme de 3 % par an. En 2003, bpost occupait 39.000 équivalents temps plein. C'est passé à 25.000 l'an passé, avec une légère augmentation ces dernières années due à des acquisitions. Ces dernières font partie de la reconversion de l'entreprise vers la logistique de l'e-commerce. Elle cherche en même temps à devenir plus productive et concurrentielle, d'où un recul de l'effectif en douceur (en général par non renouvellement des départs). Ici, la plupart des départs se feront par transfert aux sous-traitants (nettoyage et restauration : 353 personnes). Pour la baisse des effectifs des call centers (de - 90 à - 130 personnes), cela se fera dans la mesure du possible par reconversion.