Le Britannique Tony Hayward, CEO de BP et "gaffeur en série" depuis le début de la marée noire, est officiellement écarté des côtes américaines au profit de l'Américain Robert Dudley. L'homme connaît bien le métier, puisqu'il était actif depuis deux décennies au sein d'Amoco, groupe pétrolier US absorbé par BP en 1998. Membre du conseil d'administration du géant britannique, en charge des activités aux Amériques et en Asie, il devra s'assurer "que BP remplira ses promesses aux habitants de la côte, et poursuivra ses efforts pour restaurer l'environnement local".

Robert Dudley aura fort à faire, notamment en termes de communication. Car le flux d'erreurs commises par BP en la matière, à l'instar des flots de pétrole s'échappant dans le golfe du Mexique, ne semble pas endigué. Dernier exemple en date, relevé par le Wall Street Journal : un article publié dans Planet BP, le magazine interne et en ligne du géant pétrolier.

Un "reporter BP", envoyé en Louisiane, y décrit en effet la catastrophe environnementale sous un jour tout à fait inédit. "Il n'y a aucune raison de détester BP !", assène ainsi un entrepreneur actif dans le secteur des fruits de mer, dans une région dépendant largement de l'industrie pétrolière pour son travail quotidien. Dans ce cadre, l'incident du 20 avril se transforme comme par magie en un "coup de chance" pour toute une région...

Dans un autre article, le WSJ relève ces propos : "Bon nombre des activités ne relevant pas directement de la pêche, les hôtels en particulier, ont prospéré" depuis le début de la marée noire, tout simplement "parce que tant de gens sont venus ici, en provenance de BP et d'autres équipes d'urgence". Cerise sur le gâteau, le responsable touristique d'une petite ville affirme que "BP a toujours été un de nos très grands partenaires... Nous avons toujours apprécié l'activité que BP générait chez nous."

V.D.

Le Britannique Tony Hayward, CEO de BP et "gaffeur en série" depuis le début de la marée noire, est officiellement écarté des côtes américaines au profit de l'Américain Robert Dudley. L'homme connaît bien le métier, puisqu'il était actif depuis deux décennies au sein d'Amoco, groupe pétrolier US absorbé par BP en 1998. Membre du conseil d'administration du géant britannique, en charge des activités aux Amériques et en Asie, il devra s'assurer "que BP remplira ses promesses aux habitants de la côte, et poursuivra ses efforts pour restaurer l'environnement local".Robert Dudley aura fort à faire, notamment en termes de communication. Car le flux d'erreurs commises par BP en la matière, à l'instar des flots de pétrole s'échappant dans le golfe du Mexique, ne semble pas endigué. Dernier exemple en date, relevé par le Wall Street Journal : un article publié dans Planet BP, le magazine interne et en ligne du géant pétrolier.Un "reporter BP", envoyé en Louisiane, y décrit en effet la catastrophe environnementale sous un jour tout à fait inédit. "Il n'y a aucune raison de détester BP !", assène ainsi un entrepreneur actif dans le secteur des fruits de mer, dans une région dépendant largement de l'industrie pétrolière pour son travail quotidien. Dans ce cadre, l'incident du 20 avril se transforme comme par magie en un "coup de chance" pour toute une région...Dans un autre article, le WSJ relève ces propos : "Bon nombre des activités ne relevant pas directement de la pêche, les hôtels en particulier, ont prospéré" depuis le début de la marée noire, tout simplement "parce que tant de gens sont venus ici, en provenance de BP et d'autres équipes d'urgence". Cerise sur le gâteau, le responsable touristique d'une petite ville affirme que "BP a toujours été un de nos très grands partenaires... Nous avons toujours apprécié l'activité que BP générait chez nous."V.D.