L'évaluation de l'Iweps porte sur près de 300 entreprises qui ont participé à au moins un projet de recherche collaborative au sein des six pôles de compétitivité (sciences du vivant, transport-logistique, génie mécanique, aérospatial, agro-industries et chimie et matériaux durables), depuis leur création en 2006. Elle constate tout d'abord que les entreprises sélectionnées dans les différents projets labellisés sont des entreprises "motrices" de l'économie wallonne et concentrant une part importante de la RDI du secteur privé wallon. L'évaluation met aussi en évidence une diversification des entreprises participantes aux pôles de compétitivité: si les premiers appels à projets ont vu la participation de grandes entreprises wallonnes, les appels les plus récents ont touché un nouveau vivier de PME innovantes. L'analyse suggère également que les entreprises "pôles" voient leur volume d'emploi, leur valeur ajoutée et le montant de leurs exportations augmenter plus vite que les entreprises "non pôles". Les entreprises pôles verraient aussi leur profil d'exportation se modifier, avec une augmentation du nombre de produits différents exportés et du nombre de marchés/pays d'exportation. En revanche, aucun effet significatif de la politique sur le niveau de productivité des entreprises n'est détecté. Pour l'Iweps, les résultats en matière de performances économiques des entreprises "pôles" sont "plutôt encourageants". Par contre, leurs résultats sont plus mitigés en ce qui concerne les performances de RDI, nuance l'Institut, qui ne constate qu'un seul effet positif pour les entreprises "pôles" sur les quatre mesures de performances étudiées: en matière d'évolution du personnel dédié à la recherche et développement. Ce constat conduit l'Iweps à recommander notamment une promotion des exercices d'évaluation quantitative des effets des programmes wallons de soutien à la RDI des entreprises. Les pôles de compétitivité, développés au sein des Plans Marshall successifs (1.0, 2.Vert et 4.0), se sont imposés, depuis plus d'une décennie, comme une pierre angulaire de la politique industrielle wallonne. Sur les 378 projets labellisés depuis l'existence des pôles, via 24 appels à projets, une majorité concernait des projets de RDI (70%), les projets de formation et d'investissement représentant respectivement 20% et 10% du total. En termes financiers, cela représente au total plus d'un milliard d'euros de fonds publics et privés, dont 82% destinés au volet de la RDI. (Belga)

L'évaluation de l'Iweps porte sur près de 300 entreprises qui ont participé à au moins un projet de recherche collaborative au sein des six pôles de compétitivité (sciences du vivant, transport-logistique, génie mécanique, aérospatial, agro-industries et chimie et matériaux durables), depuis leur création en 2006. Elle constate tout d'abord que les entreprises sélectionnées dans les différents projets labellisés sont des entreprises "motrices" de l'économie wallonne et concentrant une part importante de la RDI du secteur privé wallon. L'évaluation met aussi en évidence une diversification des entreprises participantes aux pôles de compétitivité: si les premiers appels à projets ont vu la participation de grandes entreprises wallonnes, les appels les plus récents ont touché un nouveau vivier de PME innovantes. L'analyse suggère également que les entreprises "pôles" voient leur volume d'emploi, leur valeur ajoutée et le montant de leurs exportations augmenter plus vite que les entreprises "non pôles". Les entreprises pôles verraient aussi leur profil d'exportation se modifier, avec une augmentation du nombre de produits différents exportés et du nombre de marchés/pays d'exportation. En revanche, aucun effet significatif de la politique sur le niveau de productivité des entreprises n'est détecté. Pour l'Iweps, les résultats en matière de performances économiques des entreprises "pôles" sont "plutôt encourageants". Par contre, leurs résultats sont plus mitigés en ce qui concerne les performances de RDI, nuance l'Institut, qui ne constate qu'un seul effet positif pour les entreprises "pôles" sur les quatre mesures de performances étudiées: en matière d'évolution du personnel dédié à la recherche et développement. Ce constat conduit l'Iweps à recommander notamment une promotion des exercices d'évaluation quantitative des effets des programmes wallons de soutien à la RDI des entreprises. Les pôles de compétitivité, développés au sein des Plans Marshall successifs (1.0, 2.Vert et 4.0), se sont imposés, depuis plus d'une décennie, comme une pierre angulaire de la politique industrielle wallonne. Sur les 378 projets labellisés depuis l'existence des pôles, via 24 appels à projets, une majorité concernait des projets de RDI (70%), les projets de formation et d'investissement représentant respectivement 20% et 10% du total. En termes financiers, cela représente au total plus d'un milliard d'euros de fonds publics et privés, dont 82% destinés au volet de la RDI. (Belga)