Sur le continent, 15% des travailleurs pauvres (soit les travailleurs qui gagnent moins de 60% du revenu équivalent médian national) ne seront pas en mesure d'allumer le chauffage à l'approche de l'hiver, soit 2.713.578 personnes. Une situation qui a empiré dans 10 États membres de l'UE sur la dernière décennie, et qui ne risque pas de s'améliorer avec la montée en flèche des prix de l'électricité, estime la CES. La situation est particulièrement critique à Chypre, en Bulgarie et en Lituanie. Les syndicats appellent dès lors le Parlement européen à prémunir les travailleurs de la précarité énergétique en introduisant dans le projet de directive européenne sur les salaires minimums un "seuil de décence" qui garantirait que les salaires minimums légaux permettent un niveau de vie décent et ne pourraient jamais être inférieurs à 60% du salaire médian et à 50% du salaire moyen dans aucun des États membres. "Actuellement, le salaire minimum légal n'atteint pas ces niveaux dans 20 États membres de l'UE et le projet de directive tel qu'il existe aujourd'hui ne changera pas cela", estime la Confédération. "Il est temps que l'Europe agisse en faisant en sorte que les salaires minimums n'obligent jamais les travailleurs à s'inquiéter de devoir allumer le chauffage et en favorisant l'élargissement de la négociation collective comme étant le meilleur moyen de garantir des salaires vraiment équitables", conclut Esther Lynch, secrétaire générale adjointe de la CES. (Belga)

Sur le continent, 15% des travailleurs pauvres (soit les travailleurs qui gagnent moins de 60% du revenu équivalent médian national) ne seront pas en mesure d'allumer le chauffage à l'approche de l'hiver, soit 2.713.578 personnes. Une situation qui a empiré dans 10 États membres de l'UE sur la dernière décennie, et qui ne risque pas de s'améliorer avec la montée en flèche des prix de l'électricité, estime la CES. La situation est particulièrement critique à Chypre, en Bulgarie et en Lituanie. Les syndicats appellent dès lors le Parlement européen à prémunir les travailleurs de la précarité énergétique en introduisant dans le projet de directive européenne sur les salaires minimums un "seuil de décence" qui garantirait que les salaires minimums légaux permettent un niveau de vie décent et ne pourraient jamais être inférieurs à 60% du salaire médian et à 50% du salaire moyen dans aucun des États membres. "Actuellement, le salaire minimum légal n'atteint pas ces niveaux dans 20 États membres de l'UE et le projet de directive tel qu'il existe aujourd'hui ne changera pas cela", estime la Confédération. "Il est temps que l'Europe agisse en faisant en sorte que les salaires minimums n'obligent jamais les travailleurs à s'inquiéter de devoir allumer le chauffage et en favorisant l'élargissement de la négociation collective comme étant le meilleur moyen de garantir des salaires vraiment équitables", conclut Esther Lynch, secrétaire générale adjointe de la CES. (Belga)