Les organisations estiment que l'entreprise américaine viole le règlement général sur la protection des données (RGPD), par l'autorisation des utilisateurs de les "escroquer" en utilisant leur géolocalisation. Android, le système d'exploitation de Google, a été installé sur quelque deux milliards de smartphones dans le monde.

"La soif de données de Google est bien connue, mais l'ampleur avec laquelle les utilisateurs sont induits en erreur, pour suivre chaque mouvement et gagner de l'argent, est effrayant", selon Monique Goyens, directrice générale du BEUC. D'après une enquête de l'Organisation norvégienne des consommateurs, Google redirige les utilisateurs vers "l'activation de l'historique de la localisation".

L'entreprise reçoit par conséquent des informations sur l'endroit où une personne est située, alors qu'aucune autorisation sans équivoque ne leur est accordée, selon les organisations. Dans une réaction, l'entreprise américaine a fait savoir que la fonction "historique de la localisation" était désactivée par défaut. "En outre, les utilisateurs peuvent à tout moment modifier, supprimer ou suspendre le partage de ces informations."

Google a expliqué qu'il permettait aux utilisateurs de gérer les données de localisation par d'autres moyens, par exemple, par le biais de l'application "Web et Activité". "Nous travaillons constamment à améliorer nos paramètres de confidentialité et étudierons le rapport avec soin pour en tirer les enseignements."