Depuis l'avènement du digital, nous n'avons jamais pris autant de photos. D'après le consultant InfoTrends, 1.200 milliards de photos seront prises dans le monde en 2017, ce qui représente une augmentation de 100 milliards d'unités en un an ! Dans cet océan d'images, la difficulté n'est plus de réaliser le meilleur cliché, mais bien de le retrouver. Ce défi, nous y sommes tous confrontés au moment de mettre en forme notre album de vacances. Les entreprises rencontrent exactement le même challenge dans la gestion de leurs banques de données photographiques.
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Depuis l'avènement du digital, nous n'avons jamais pris autant de photos. D'après le consultant InfoTrends, 1.200 milliards de photos seront prises dans le monde en 2017, ce qui représente une augmentation de 100 milliards d'unités en un an ! Dans cet océan d'images, la difficulté n'est plus de réaliser le meilleur cliché, mais bien de le retrouver. Ce défi, nous y sommes tous confrontés au moment de mettre en forme notre album de vacances. Les entreprises rencontrent exactement le même challenge dans la gestion de leurs banques de données photographiques. La start-up belge Piximate développe une application pour répondre à cette problématique. Elle a créé une plateforme de collecte de photos, qui sont triées et classées de manière automatique. L'utilisateur n'a plus qu'à entrer ses critères de recherche pour faire émerger les clichés qu'il souhaite exploiter. " Les entreprises ont de plus en plus de médias à gérer, explique Laure Uytdenhoef, CEO de Piximate. Grâce à nos outils d'automatisation, nous leur faisons gagner du temps. " La jeune entreprise basée à Louvain-la-Neuve utilise plusieurs technologies pour classer les photos, dont la reconnaissance faciale. Cette méthode de classification (anonymisée, promet la start-up) permet, par exemple, de rassembler toutes les photos d'une même personne prises lors d'un événement. Le logiciel est également capable de reconnaître le contexte d'une photo et de lancer une recherche sur la base de critères très précis : âge des personnes photographiées, photos avec des personnes souriantes uniquement, photos où apparaissent un objet particulier (un bateau par exemple), etc. L'application trie également les visuels en fonction de leur qualité, afin d'éliminer les clichés ratés (flou, surexposition, etc.). La plateforme de Piximate est plébiscitée dans le cadre d'événements d'entreprise, où de nombreuses photos peuvent être prises mais sont parfois difficiles à exploiter. Elle est également utilisée par certaines sociétés qui sont amenées à traiter un grand nombre de fichiers. C'est le cas pour les commerciaux de certaines entreprises, qui doivent être capables de montrer à leurs clients des visuels de l'ensemble des produits figurant dans leur catalogue. Les bases de données étant régulièrement mises à jour, il est parfois difficile d'y repêcher le bon fichier. Piximate a mis sur pied l'interface la plus simple possible, afin que les différents utilisateurs puissent facilement s'y retrouver. L'application est vendue sous la forme d'une licence, dont le prix est dégressif en fonction du nombre d'utilisateurs connectés. Des sociétés comme Levi's, Mercedes ou le Sporting de Charleroi ont déjà fait appel à la start-up, qui est également partenaire de l'exposition du célèbre photographe David LaChapelle, actuellement visible au BAM à Mons. Piximate a été cofondée il y a un an par Laure Uytdenhoef, Valerio Burgarello et Georges Caron. Ce dernier n'en est pas à son coup d'essai : il est également à la base de Keemotion, une start-up active dans la production de contenu vidéo automatisé lors d'événements sportifs en direct, revendue en 2015. Quant à Laure Uytdenhoef, elle signe ici son deuxième projet entrepreneurial. Cofondatrice en 2012 de la marque belge de bijoux fantaisie Mya Bay (3,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2016), elle a revendu ses parts pour se consacrer à Piximate.