Début mai 2019, Bagdad annonçait avoir engrangé plus de sept milliards de dollars pour 104 millions de barils exportés. Vendredi, le ministère du Pétrole a dit avoir gagné 1,4 milliard de dollars (1,27 milliard d'euros) en exportant 103,1 millions de barils. Cette recette est cinq fois moins importante qu'il y a un an à production équivalente. Le pays, deuxième producteur de l'Opep ravagé par les guerres et la corruption, est déjà dans une grave crise économique depuis des mois et n'a toujours pas voté son budget 2020, dont la première version tablait fin 2019 sur un baril à environ 56 dollars. Aujourd'hui, avec un baril à 13,8 dollars, les autorités vont devoir entièrement revoir leur copie pour assurer les énormes dépenses qui leur incombent: les défraiements des 8 millions de fonctionnaires et pensionnés du pays représentent déjà trois milliards de dollars de plus que les recettes pétrolières d'avril. En mars déjà, les 105 millions de barils exportés avaient rapporté 2,99 milliards de dollars (2,72 milliards d'euros). L'Irak, l'un des pays les plus riches en pétrole au monde, exporte 3,5 millions de barils par jour. Il a en outre un désavantage de taille: compte tenu du risque dans un territoire ravagé depuis 1980 par conflits, sanctions internationales et violences, le baril de pétrole s'échange systématiquement quatre dollars moins cher que le prix du marché. En raison des différentes variétés d'or noir qu'il produit, l'Irak vend certains de ses barils pour moins de cinq dollars, a précisé à l'AFP un responsable gouvernemental. Des désavantages qui ne font que s'ajouter aux conséquences de la chute des prix du pétrole sur les marchés mondiaux dans une économie qui ne s'est jamais diversifiée avec un secteur privé quasi-inexistant et un système bancaire balbutiant. Et, préviennent déjà les experts, le mois de mai s'annonce plus dur encore car la compagnie pétrolière publique en charge des champs du sud de l'Irak a commencé vendredi à réduire ses exportations conformément aux décisions de l'Opep. (Belga)

Début mai 2019, Bagdad annonçait avoir engrangé plus de sept milliards de dollars pour 104 millions de barils exportés. Vendredi, le ministère du Pétrole a dit avoir gagné 1,4 milliard de dollars (1,27 milliard d'euros) en exportant 103,1 millions de barils. Cette recette est cinq fois moins importante qu'il y a un an à production équivalente. Le pays, deuxième producteur de l'Opep ravagé par les guerres et la corruption, est déjà dans une grave crise économique depuis des mois et n'a toujours pas voté son budget 2020, dont la première version tablait fin 2019 sur un baril à environ 56 dollars. Aujourd'hui, avec un baril à 13,8 dollars, les autorités vont devoir entièrement revoir leur copie pour assurer les énormes dépenses qui leur incombent: les défraiements des 8 millions de fonctionnaires et pensionnés du pays représentent déjà trois milliards de dollars de plus que les recettes pétrolières d'avril. En mars déjà, les 105 millions de barils exportés avaient rapporté 2,99 milliards de dollars (2,72 milliards d'euros). L'Irak, l'un des pays les plus riches en pétrole au monde, exporte 3,5 millions de barils par jour. Il a en outre un désavantage de taille: compte tenu du risque dans un territoire ravagé depuis 1980 par conflits, sanctions internationales et violences, le baril de pétrole s'échange systématiquement quatre dollars moins cher que le prix du marché. En raison des différentes variétés d'or noir qu'il produit, l'Irak vend certains de ses barils pour moins de cinq dollars, a précisé à l'AFP un responsable gouvernemental. Des désavantages qui ne font que s'ajouter aux conséquences de la chute des prix du pétrole sur les marchés mondiaux dans une économie qui ne s'est jamais diversifiée avec un secteur privé quasi-inexistant et un système bancaire balbutiant. Et, préviennent déjà les experts, le mois de mai s'annonce plus dur encore car la compagnie pétrolière publique en charge des champs du sud de l'Irak a commencé vendredi à réduire ses exportations conformément aux décisions de l'Opep. (Belga)