Perrigo avait racheté Omega Pharma au Belge Marc Coucke et à Waterland pour un montant de 3,6 milliards d'euros, en ce compris 1,1 milliard de dette. Mais depuis lors, Perrigo a déjà été contraint d'acter une dépréciation de plusieurs centaines de millions d'euros sur la valeur d'Omega Pharma. Ses résultats ont aussi été plombés par des performances décevantes de sa division "Branded Consumer Healtchare", fondée pour rassembler les marques d'Omega Pharma.

La convention de cession prévoyait, entre autres clauses, que Waterland intervienne, à certaines conditions, à hauteur de maximum 75 millions d'euros en cas d'éventuels préjudices subis par Perrigo en lien avec la transaction. Si Perrigo n'a pas formellement posé de réclamation, le groupe américain demande tout de même que cette somme soit versée sur un compte bloqué en vue d'une éventuelle réclamation et d'une issue positive de celle-ci, ce qui lui permettrait de disposer de l'argent immédiatement.

Waterland et Perrigo sont actuellement en négociations au sujet des modalités de ce compte. Si un accord ne devait pas être trouvé, il reviendrait à un juge de devoir se prononcer.

"Les discussions ne concernent donc pas une éventuelle réclamation mais seulement le compte bloqué. Nous sommes en discussions à ce sujet et nous respecterons bien entendu nos obligations", souligne un porte-parole du fonds d'investissement.