Dans le marché des paiements mobiles par smartphones, Google vient de brûler la politesse à Apple en Belgique. BNP Paribas Fortis vient en effet de lancer Android Pay. D'autres banques, comme KBC, devraient suivre. L'initiative devrait rendre plus populaire un système de paiement qui décolle très difficilement en Belgique. Depuis une décennie, les initiatives locales se multiplient, certaines disparaissent, d'autres naissent et vivotent. Bancontact Mobile, par exemple, qui fonctionne à travers une application sur iPhone ou téléphone Android, représente moins de 1 % des paiement...

Dans le marché des paiements mobiles par smartphones, Google vient de brûler la politesse à Apple en Belgique. BNP Paribas Fortis vient en effet de lancer Android Pay. D'autres banques, comme KBC, devraient suivre. L'initiative devrait rendre plus populaire un système de paiement qui décolle très difficilement en Belgique. Depuis une décennie, les initiatives locales se multiplient, certaines disparaissent, d'autres naissent et vivotent. Bancontact Mobile, par exemple, qui fonctionne à travers une application sur iPhone ou téléphone Android, représente moins de 1 % des paiements Bancontact. Android Pay est une fonction inclue dans les smartphones Android récents via le système Kitkat notamment, qui utilise une puce transmettant la transaction au terminal de paiement (NFC, near field communication). Il s'agit d'un portefeuille virtuel où l'utilisateur stocke ses cartes de paiement. Google et Apple rivalisent sur ce marché qui élargit l'usage des smartphones. BNP Paribas Fortis propose les cartes de crédit Visa et MasterCard, " mais les cartes de débit Bancontact devraient suivre en mai ", précise Valéry Halloy, porte-parole de la banque. " Dans notre clientèle, il y a environ 250.000 porteurs de cartes de crédit et 750.000 porteurs de cartes Bancontact disposant d'un smartphone Android. " BNP Paribas Fortis espère bientôt pouvoir proposer le même service avec Apple Pay pour couvrir les utilisateurs d'iPhone. Les avantages d'Android Pay sont pratiques et stratégiques. Le système s'appuie sur les schémas de paiement les plus répandus. La transaction est très rapide, pas besoin d'ouvrir une application ou de lire un code QR. Jusqu'à 25 euros, il n'y a pas de code à faire, il suffit d'approcher le téléphone du terminal. Au-delà, c'est le code ou l'empreinte digitale nécessaires pour activer le téléphone qui valideront la transaction. La Belgique compte 85.000 terminaux acceptant les paiements sans contact. Il est déjà possible d'effectuer de tels paiements avec certaines cartes (Bancontact de KBC, par exemple). Autre avantage : le caractère global. Les paiements sont acceptés dans tous les pays où Android Pay est lancé, dont l'Europe, la Grande-Bretagne, l'Irlande et la Pologne, pour autant que le commerçant accepte la carte utilisée dans le portefeuille virtuel du téléphone. C'est un avantage sur les systèmes locaux comme Payconiq (Belfius, KBC, ING), qui ne fonctionne qu'en Belgique et dans un nombre limité de commerces. Ultime atout : Android Pay ne coûte rien au commerçant, il ne devra payer que le schéma de paiement utilisé (Visa, par exemple), alors qu'Apple Pay demande une part de la transaction. C'est un point essentiel en Belgique où les commissions élevées sont moins bien acceptées qu'aux Etats-Unis. La générosité de Google s'explique par des développements commerciaux qui pourront être faits avec les commerçants, notamment à travers des programmes de fidélité.