En 2018, alors que les prix du beurre étaient particulièrement élevés, ils se situaient à environ 6.000 euros la tonne. Ils sont descendus à 4.200 euros en 2019 et actuellement, nous sommes à 3.400 euros, illustre Erwin Schöpges. Pour la poudre de lait, la tendance est la même: de 2.600 euros la tonne, on est descendu à 2.230 euros. "Tous les signes que les prix vont chuter chez nous, à la ferme, sont là", s'inquiète le producteur laitier. Autre motif d'appréhension pour le président de l'EMB, une association représentant environ 100.000 producteurs laitiers dans une quinzaine de pays européens: la production de lait en Belgique est en hausse de 6% par rapport à l'année dernière. "Le risque, il est là: la production augmente, les prix chutent: où en sera-t-on dans deux, trois mois? " De plus, les laiteries ne tournent pas à pleine capacité, en raison de l'épidémie de Covid-19. Quant aux abattoirs, ils ont vu disparaître une partie de la filière de la viande destinée à l'horeca car les restaurants sont fermés au public, ce qui n'est pas non plus une bonne nouvelle pour les éleveurs. Erwin Schöpges rappelle que les producteurs laitiers "ne veulent pas de primes ou de subventions", mais bien un plafonnement de la production de nature à soutenir les prix du lait. L'EMB revendique de longue date la mise en place, à l'échelle de l'Union européenne, d'un "programme de responsabilisation face au marché" (PRM) destiné à être appliqué lorsque le marché du lait est menacé de déséquilibre. Ce programme allierait des instruments de surveillance du marché et d'intervention réactive, en fonction de certains seuils de chute des prix du lait. Plus généralement, selon Erwin Schöpges, les agriculteurs se sentent un peu oubliés dans la crise actuelle de l'épidémie de Covid-19, qui a vu les gouvernements prendre des mesures de soutien économiques tous azimuts pour des dizaines de milliards d'euros. "On a presque l'impression que c'est la grande distribution qui produit la nourriture et pas les agriculteurs. Mais c'est nous, les paysans, qui nourrissons la population et pas la grande distribution", rappelle l'éleveur. (Belga)

En 2018, alors que les prix du beurre étaient particulièrement élevés, ils se situaient à environ 6.000 euros la tonne. Ils sont descendus à 4.200 euros en 2019 et actuellement, nous sommes à 3.400 euros, illustre Erwin Schöpges. Pour la poudre de lait, la tendance est la même: de 2.600 euros la tonne, on est descendu à 2.230 euros. "Tous les signes que les prix vont chuter chez nous, à la ferme, sont là", s'inquiète le producteur laitier. Autre motif d'appréhension pour le président de l'EMB, une association représentant environ 100.000 producteurs laitiers dans une quinzaine de pays européens: la production de lait en Belgique est en hausse de 6% par rapport à l'année dernière. "Le risque, il est là: la production augmente, les prix chutent: où en sera-t-on dans deux, trois mois? " De plus, les laiteries ne tournent pas à pleine capacité, en raison de l'épidémie de Covid-19. Quant aux abattoirs, ils ont vu disparaître une partie de la filière de la viande destinée à l'horeca car les restaurants sont fermés au public, ce qui n'est pas non plus une bonne nouvelle pour les éleveurs. Erwin Schöpges rappelle que les producteurs laitiers "ne veulent pas de primes ou de subventions", mais bien un plafonnement de la production de nature à soutenir les prix du lait. L'EMB revendique de longue date la mise en place, à l'échelle de l'Union européenne, d'un "programme de responsabilisation face au marché" (PRM) destiné à être appliqué lorsque le marché du lait est menacé de déséquilibre. Ce programme allierait des instruments de surveillance du marché et d'intervention réactive, en fonction de certains seuils de chute des prix du lait. Plus généralement, selon Erwin Schöpges, les agriculteurs se sentent un peu oubliés dans la crise actuelle de l'épidémie de Covid-19, qui a vu les gouvernements prendre des mesures de soutien économiques tous azimuts pour des dizaines de milliards d'euros. "On a presque l'impression que c'est la grande distribution qui produit la nourriture et pas les agriculteurs. Mais c'est nous, les paysans, qui nourrissons la population et pas la grande distribution", rappelle l'éleveur. (Belga)