Ce tour de vis intervient alors que la BNB et le Comité européen du risque systémique (ESRB) ont constaté une augmentation de la vulnérabilité du marché hypothécaire belge. Les banques et entreprises d'assurances sont donc invitées à se comporter de manière plus prudente dans l'octroi de prêts présentant un ratio "loan to value" (montant du prêt hypothécaire par rapport à la valeur du bien immobilier) très élevé. Cette prudence vise particulièrement les prêts hypothécaires conclus par des particuliers pour une maison ou un appartement qu'ils n'occuperont pas eux-mêmes (buy-to-let). Le seuil pour le montant du prêt par rapport à la valeur du bien s'élève à 90% pour les logements occupés par leur propriétaire, ce qui veut dire que les acquéreurs doivent payer eux-mêmes les 10% restants ainsi que les frais (enregistrement et notaire). Une marge de tolérance pour des loan to value plus élevés (donc au-delà de 90% de la valeur du bien) est fixée à maximum 35% du volume des prêts pour les primo-acquéreurs et à 20% pour les autres emprunteurs. Le seuil pour les logements locatifs s'élève lui à 80% (20% à charge des acquéreurs), avec une marge de tolérance de maximum 10% du volume. En cas de non-respect de ces "attentes prudentielles", la banque ou la compagnie d'assurance concernée devra pouvoir soumettre à la BNB une explication motivée. (Belga)

Ce tour de vis intervient alors que la BNB et le Comité européen du risque systémique (ESRB) ont constaté une augmentation de la vulnérabilité du marché hypothécaire belge. Les banques et entreprises d'assurances sont donc invitées à se comporter de manière plus prudente dans l'octroi de prêts présentant un ratio "loan to value" (montant du prêt hypothécaire par rapport à la valeur du bien immobilier) très élevé. Cette prudence vise particulièrement les prêts hypothécaires conclus par des particuliers pour une maison ou un appartement qu'ils n'occuperont pas eux-mêmes (buy-to-let). Le seuil pour le montant du prêt par rapport à la valeur du bien s'élève à 90% pour les logements occupés par leur propriétaire, ce qui veut dire que les acquéreurs doivent payer eux-mêmes les 10% restants ainsi que les frais (enregistrement et notaire). Une marge de tolérance pour des loan to value plus élevés (donc au-delà de 90% de la valeur du bien) est fixée à maximum 35% du volume des prêts pour les primo-acquéreurs et à 20% pour les autres emprunteurs. Le seuil pour les logements locatifs s'élève lui à 80% (20% à charge des acquéreurs), avec une marge de tolérance de maximum 10% du volume. En cas de non-respect de ces "attentes prudentielles", la banque ou la compagnie d'assurance concernée devra pouvoir soumettre à la BNB une explication motivée. (Belga)