Le Belge aime l'entreprise, car il en crée toujours davantage. Une étude annuelle réalisée par Graydon, " Le rapport PME ", relève que le pays comptait en 2017 près de 580.000 petites ou moyennes sociétés, soit 3,59% de plus qu'en 2016. Le chiffre grimpe à 1,136 million en tenant compte des entreprises unipersonnelles (indépendants). C'est un record.
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Le Belge aime l'entreprise, car il en crée toujours davantage. Une étude annuelle réalisée par Graydon, " Le rapport PME ", relève que le pays comptait en 2017 près de 580.000 petites ou moyennes sociétés, soit 3,59% de plus qu'en 2016. Le chiffre grimpe à 1,136 million en tenant compte des entreprises unipersonnelles (indépendants). C'est un record. Le document, conçu avec la collaboration de l'UCM et de l'Unizo, porte sur l'année la plus récente où le plus grand nombre de comptes annuels sont publiés. Rien n'est encore disponible pour 2018. Les conclusions sont largement positives. Eric Van den Broele, senior manager R&D de Graydon, en tire trois : - L'intérêt pour l'entreprise continue à croître. " La fonction d'entrepreneur est de plus en plus populaire ", note-t-il. Ce qui est confirmé par les chiffres en hausse dans toutes les Régions du pays. Il insiste aussi sur la jeunesse de nos PME : " plus de 44% des PME ont moins de 10 ans ". La première activité est, de loin, le service. - L'indépendance financière s'est améliorée. Graydon calcule cela en mesurant la part des investissements assurés par les fonds propres plutôt que par l'endettement. Entre 2008 et 2017, elle est passée de 32% à 38%. Cela témoigne d'une plus grande robustesse. Le ratio de liquidité ( current ratio) s'est aussi amélioré dans toutes les régions. - La rentabilité reste bonne, mais se tasse. La rentabilité nette des fonds propres s'est légèrement tassée, passant de 8,4% à 7,9% entre 2016 et 2017. " Ce n'est pas très grave ", estime Eric Van den Broele. " Il faudrait attendre les comptes de 2018 pour voir quel sera l'impact de la réforme de l'impôt des sociétés ", ajoute Clarisse Ramakers, directrice du centre d'études de l'UCM, qui demande que l'impact sur les fonds propres soit analysé. Eric Van den Broele souligne encore que ces chiffres ne concernent pas ou peu les très jeunes entreprises, il faut au moins un à deux ans pour que soient publiés les premiers comptes annuels. L'étude distingue chaque Région. Si les chiffres ne sont pas les mêmes, les tendances sont comparables. Une divergence importante, toutefois, est visible pour la solidité des entreprises à Bruxelles. La part des PME fragiles y est nettement plus élevée qu'en Flandre ou en Wallonie. Plus de 21% des PME de la capitale présentent un risque élevé de faillite, contre 10% en Flandre ou 11% en Wallonie. " Elles risquent davantage de disparaître dans des crises ou des bouleversements importants comme on en a connu avec les attentats et l'ouverture du piétonnier bruxellois ", ajoute encore Eric Van den Broele.