Deloitte a, dans le cadre d'une mission confiée par le nouveau management de Nethys en novembre 2019, passé en revue neuf millions de transactions bancaires et mis en lumière 38,7 millions d'euros de "dépenses atypiques" au sein de la société et ses filiales. Le cabinet de consultance affirme que la majorité des transactions suspectes (versement de 18 millions d'euros à une partie de l'ancienne direction, de 16,6 millions de frais de consultance, honoraires d'avocats, voitures, voyages...) sont liées à un compte secret ouvert par l'ex-CEO Stéphane Moreau et Pol Heyse. Ce compte n'était soumis à aucun contrôle et était alimenté par des factures internes forfaitaires sans détail, a pointé Deloitte. "Pas une de mes dépenses personnelles n'a été mise à la charge de la société", réagit M. Heyse, qui affirme que ce compte a, dans la foulée de la commission parlementaire Publifin, été analysé par un cabinet d'avocat international à la demande de Nethys. "Sa parfaite légalité a été clairement confirmée (...) L'ensemble des mouvements de ce compte ont toujours été pris en considération dans le cadre de l'établissement des comptes annuels, et soumis au contrôle des commissaires-réviseurs." Me Adrien Masset, conseil de Stéphane Moreau, a lui aussi martelé que le compte visé n'avait rien de secret, qualifiant au passage de "calomnie voire de diffamation" les accusations portées par la nouvelle direction de Nethys au travers du rapport de Deloitte. (Belga)

Deloitte a, dans le cadre d'une mission confiée par le nouveau management de Nethys en novembre 2019, passé en revue neuf millions de transactions bancaires et mis en lumière 38,7 millions d'euros de "dépenses atypiques" au sein de la société et ses filiales. Le cabinet de consultance affirme que la majorité des transactions suspectes (versement de 18 millions d'euros à une partie de l'ancienne direction, de 16,6 millions de frais de consultance, honoraires d'avocats, voitures, voyages...) sont liées à un compte secret ouvert par l'ex-CEO Stéphane Moreau et Pol Heyse. Ce compte n'était soumis à aucun contrôle et était alimenté par des factures internes forfaitaires sans détail, a pointé Deloitte. "Pas une de mes dépenses personnelles n'a été mise à la charge de la société", réagit M. Heyse, qui affirme que ce compte a, dans la foulée de la commission parlementaire Publifin, été analysé par un cabinet d'avocat international à la demande de Nethys. "Sa parfaite légalité a été clairement confirmée (...) L'ensemble des mouvements de ce compte ont toujours été pris en considération dans le cadre de l'établissement des comptes annuels, et soumis au contrôle des commissaires-réviseurs." Me Adrien Masset, conseil de Stéphane Moreau, a lui aussi martelé que le compte visé n'avait rien de secret, qualifiant au passage de "calomnie voire de diffamation" les accusations portées par la nouvelle direction de Nethys au travers du rapport de Deloitte. (Belga)