Match et Smatch (groupe Louis Delhaize), en difficulté, ont annoncé mardi leur volonté de lancer un plan de transformation visant "à redynamiser les deux enseignes" et passant par la fermeture potentielle de 16 magasins, la suppression de 210 emplois, dont 64 à la centrale) sur un total de 2.500 personnes. Une enveloppe de 40 millions d'euros d'investissements est prévue en parallèle.

"Il y avait pas mal d'émotion et de rage lors de la réunion car les travailleurs vont finalement payer la mauvaise gestion et le laxisme de la direction", a confié Catherine Roisin, coordinatrice pour le dossier au sein du Setca.

"Notre première approche dans cette perspective est de ne pas prendre pour argent comptant l'annonce faite. Nous souhaitons avoir beaucoup plus de précisions à ce sujet", a-t-elle prévenu. "Qui sera licencié, quels magasins, pour quelles raisons?", énumère la responsable du syndicat socialiste. Elle compte bien remettre en question les intentions de licenciement évoquées lors de la rencontre avec la direction vendredi prochain (à 14h00 à Wangenies (Fleurus), au siège de Match et Smatch Belgique).

Aucune action du personnel n'est prévue dans les magasins "pour le moment". "Cela prouve la mentalité des travailleurs, qui ne veulent pas faire trinquer l'entreprise pour le plaisir. Il vaut mieux garder ce rapport de forces pour plus tard", glisse Catherine Roisin.