Aujourd'hui, un peu moins d'une personne sur 10 a recours aux titres-services en Belgique. Un chiffre plutôt impressionnant, même s'il faut reconnaître que le service n'est pas toujours aussi idéal que prévu. Dans ce cas, quoi de mieux que de faire jouer la concurrence pour améliorer la qualité de l'offre ? C'est l'idée qu'a eue Edouard Akillian, le fondateur de Mariette. Avec deux autres fondateurs et une équipe de programmeurs, il a mis en place un site et une a...

Aujourd'hui, un peu moins d'une personne sur 10 a recours aux titres-services en Belgique. Un chiffre plutôt impressionnant, même s'il faut reconnaître que le service n'est pas toujours aussi idéal que prévu. Dans ce cas, quoi de mieux que de faire jouer la concurrence pour améliorer la qualité de l'offre ? C'est l'idée qu'a eue Edouard Akillian, le fondateur de Mariette. Avec deux autres fondateurs et une équipe de programmeurs, il a mis en place un site et une application permettant à l'utilisateur de trouver la société de titres-services qui répondra au mieux à ses attentes. En quelques étapes, l'utilisateur indique le type de service recherché (aide-ménagère, courses, repassage ou transport de personne à mobilité réduite), le jour et la durée souhaitée. Il reçoit alors une série d'offres en retour. " Aujourd'hui, nous travaillons avec une centaine de compagnies de titres-services de toute taille. A l'origine, nous étions essentiellement ancrés à Bruxelles et à Anvers mais l'offre est désormais généralisée. Cela dépend des régions mais, en général, pour chaque demande, l'utilisateur peut espérer en moyenne trois à quatre offres ", détaille Edouard Akillian. Il est également possible de coter le service presté pour aider d'autres personnes à faire leur choix. A terme, Mariette compte sur les entreprises référencées sur son site afin de se financer. " L'objectif est de leur facturer quelques centimes à chaque fois qu'elles reçoivent une offre, et un petit supplément lorsqu'elles remportent le contrat. Nous attendons encore d'avoir plus d'utilisateurs pour effectivement faire payer ces entreprises. Mais Mariette restera gratuit pour les clients ", détaille le responsable, qui espère toucher 10.000 personnes. Cela représente 1 % des utilisateurs de titres-services en Belgique. Ça semble donc un objectif réaliste. " Après quelques mois d'existence, la start-up enregistre déjà un millier d'utilisateurs. S'il fonctionne, ce projet pourrait bien en inspirer d'autres à son fondateur. " On pourrait élargir ce concept à d'autres secteurs où il faut passer beaucoup de temps avant de trouver le service voulu ", glisse encore Edouard Akillian. Par Arnaud Martin.